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DIASPORA TOGOLAISE POUR LA DÉMOCRATIE
(DIASTODE)
C. P.  12,  Montréal,  Qc,  H3S 1Z9  Canada
Tel :  1 (514) 920-0439   Fax :  1 (514) 494-0513
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Site internet :  http://www.diastode.org


 
Le préalable: UNION!


Les derniers développements survenus au Togo démontrent une fois de plus si besoin est, que la dictature militaire qui sévit dans notre pays depuis près de 40 ans, n'est pas disposée le moins du monde à permettre l'organisation d'élections libres et transparentes.

Une fois encore, le dictateur et sa cohorte de fossoyeurs du peuple togolais donnent la preuve qu'il n'y a rien à espérer de leur part, en terme de changement et de conversion à la démocratie. Chaque jour que Dieu fait, la mouvance dictatoriale tient à démonter que pour elle, la parole donnée importe peu et que le ridicule ne tue pas:

- En août 1999, M. Gnassingbé Eyadéma s'engageait, "parole de militaire", «à dissoudre l'Assemblée Nationale en mars 2000 et à organiser de nouvelles élections». Nous sommes en 2002, et la fameuse parole de militaire n'a jamais connu un début de réalisation.

- En août 1999, M. Eyadéma déclarait, toujours avec sa "parole de militaire", qu'il ne "procédera pas à une modification de la Constitution" qu'il a lui-même promulguée, et donc qu'il ne commettra pas un autre hold-up électoral en 2003. Seul un naïf peut vouloir croire à une telle promesse. D'ailleurs, tout se met en place tranquillement et sans aucune honte, pour la modification de la Constitution.

- En août 1999, la sensibilité dictatoriale signait l'Accord-cadre de Lomé avec des partis de l'opposition. Cet accord prévoyait entre autres, que l'organisation des élections relèvera d'une Commission électorale nationale indépendante. Deux ans et demi plus tard, les tenants de l'ordre ancien s'emploient avec acharnement à dissoudre la CENI et à re-confier l'organisation des élections au ministère de l'intérieur de M. Eyadéma, histoire de pouvoir truquer encore à loisir le verdict des urnes.

- En décembre 2000, lorsque le Comité d'Action pour le Renouveau a soulevé la question du renouvellement des membres de la CENI, les membres de cette structure avaient convenu qu'un tel renouvellement ne surviendrait qu'après la tenue des élections législatives. Les représentants de la mouvance dictatoriale avaient pleinement approuvé cette convention, étant donné qu'ils disposent abusivement d'une majorité relative à la CENI. Un an plus tard, c'est le prétexte du renouvellement de la CENI que la dictature a saisi pour torpiller cette institution.

- En août 2001, Me Agboyibo était condamné à six mois de prison après un simulacre de procès, pour avoir dénoncé des actes criminels d'une bande de bandits se réclamant du parrainage de M. Agbéyomé Kodjo. Quelques semaines plus tard, Me Agboyibo sera accusé de complicité malfaiteurs, et quels malfaiteurs? Ceux-là même qui étaient l'objet de la dénonciation qui lui a valu d'être injustement condamné!!!

- La Constitution que M. Eyadéma a promulguée ne reconnaît pas le "13 janvier" comme une fête de la République. Et pourtant, la dictature et sa cohorte continuent de dilapider les ressources du pays pour organiser des fêtes de sang qui incitent à la division et à la haine.

- ...

La liste est interminable, de faits qui illustrent que la dictature ne craint pas le ridicule et que surtout, elle se soucie le moins du monde de la souffrance du peuple. Eyadéma et ses hommes de main se permettent tout ce qu'ils veulent, parce qu'ils se savent forts. Ils sont forts parce qu'ils s'appuient sur une armée non républicaine, jusque-là apte à servir un homme plutôt qu'un pays. Mais surtout, ils sont forts parce que nous sommes faibles: le peuple est faible, l'opposition est faible, la diaspora est faible. La dictature nargue le peuple car elle sait qu'elle n'a aucune force en face d'elle.

Il est plus que temps de changer cet état de choses. Diverses propositions sont avancées depuis quelques jours par les leaders de l'opposition et par des membres de la diaspora, face aux nouvelles manœuvres d'un pouvoir assassin. Nous croyons cependant que le préalable, le pré-requis à toute solution, c'est l'UNION. La force que nous devons constituer en face de la dictature, c'est la force du Peuple, c'est la force populaire, et elle passe par l'UNION.

La Diaspora Togolaise pour la Démocratie (DIASTODE) est convaincue que la seule force capable de vaincre la dictature, c'est une véritable et puissante mobilisation populaire. C'est la mobilisation populaire qui a eu raison de Guei en Côte d'Ivoire, c'est la mobilisation populaire qui tente actuellement de déloger un autre dictateur en Madagascar. Mais, une telle force ne peut se constituer que si l'opposition est unie et si la diaspora parle d'une seule voie. Seule une opposition unie peut remobiliser notre peuple fatigué par une décennie de luttes sans résultat tangible.

Pour obtenir la mobilisation populaire qui permet de soulever des montagnes, l'opposition doit parler d'une seule voie. L'heure est venue de taire les divergences, de mettre de côté les ambitions personnelles, et de constituer un front uni. Un seul Front, une seule Opposition, une seule Diaspora pour la démocratie.

La DIASTODE réitère son appel pour une union totale de l'opposition. et pour un regroupement de tous les mouvements et associations de la Diaspora, avec un seul objectif: celui de mobiliser massivement le peuple pour faire comprendre à Eyadéma qu'il est temps pour lui de dégager. Montrons pour une fois à la face du Peuple que c'est le devenir de la terre de nos aïeux qui nous tient à cœur, plus que toute autre chose.

Unissons-nous pour mobiliser le peuple, c'est le PRÉALABLE à toute autre action. Sans union, nous aussi, Opposition et Diaspora, aurons contribué à prolonger les souffrances de notre Peuple.
 

Fait à Montréal (Québec), Canada, le 30 janvier 2002
Pour le Secrétariat de la DIASTODE,
Komlan Nutépé Zafoé


Suggestions ou critiques à diastode@diastode.org