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DÉMOCRATISATION À LA TOGOLAISE

Tètè Tété, 1998

Table des matières
 

Deuxième partie

CHAPITRE  II  -  LA TRANSITION


Si le chef de l’Etat togolais a ouvert la Conférence nationale, il ne l’a pas clôturée. Il a même décidé, sans succès, sa suspension, le 26 août.
Les notables de l’armée ont déserté les assises après deux journées de présence (l’ouverture comprise). La grande palabre était loin d’être enterrée.
Deux facteurs vont favoriser le camp de la dictature. D’une part, l’absence d’une force organisée pour la défense des organes de transition ; d’autre part, la zizanie qui règne au sein de l’opposition.
A titre d’exemple, la polémique engagée entre Me Yaovi Agboyibo (CAR) et M. Antoine Folly (UDS). Heureusement, le leader du CAR y mettra un terme par une lettre de conciliation adressée à son collègue de l’UDS. La lettre dit en  substance : « Suite à une intervention que j’ai faite le 16 septembre 1991 au Haut Conseil de la République dans le cadre d’un débat sur le mode de désignation des suppléants des Hauts Conseillers, mon Collègue, Monsieur Amorin s’est permis de me dire : Me Agboyibo a des réminiscences du RPT. Je lui ai sur-le-champ rétorqué en ces termes : Au moment  où nous combattions le RPT sur le terrain, Monsieur Amorin vivait sur la Côte d’Azur. [...] Monsieur Amorin après une crise de  colère s’est ressaisi et a, le même jour, approché Me Zotchi pour lui demander, de me transmettre ses excuses. Je lui ai notifié par le canal de Me Zotchi que j’ai accepté ses excuses. L’incident était définitivement clos [...] Mes propos étaient strictement limités à Monsieur Amorin et je n’avais nullement traité d’extrémistes les Togolais revenus d’Europe. » [La Parole,  n°  36,  16 octobre 1991.]  Telle était l’ambiance au sein de l’opposition togolaise. Les querelles de clocher étaient légion, pendant que le Général établissait son plan de reconquête du pouvoir.
 

Suite:   La mini-guerre civile
 
 


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