«La coopération a été désastreuse parce qu’elle a été pensée et mise en œuvre pour tuer dans l’œuf toute velléité d’indépendance. Les raisons de l’échec sont donc bel et bien essentiellement exogènes.»
Negrophobie, Boubacar Boris Diop, Odile Tobner, François-Xavier Verschave
L’image miséreuse, affligeante, qu’offre aujourd’hui le Togo au reste du monde, suffit largement pour que cette bande d’ânes et de médiocres qui a pris possession criminellement de notre pays rende le tablier et s’éclipse afin que d’autres fils et filles, aimant profondément ce pays, et prêts à travailler de façon désintéressée pour lui, puissent rapidement redonner une autre image à cette république bananière des Gnassingbé père et fils. Le Togo jadis promu à jouer un rôle central dans une Afrique enfin libérée des envahisseurs étrangers…, le Togo, ‘l’Or de l’Humanité’, tel qu’inscrit par les populations dans notre hymne national, est aujourd’hui le symbole pathétique de la tyrannie des indépendances nominales des ex-puissances négrières, coloniales et impérialistes. Le Togo témoigne aujourd’hui de l’échec cuisant, honteux et total d’une coopération française aliénante, cancre, fainéante, inhumaine… mieux, le Togo matérialise aujourd’hui plus de 50 années de pillage éhonté, de vampirisme économique, de dogmatisme étroit, farfelu, le tout maquillé par le label de ‘coopération franco-africaine’, ‘coopération afro-européenne’, ou de ‘coopération nord/sud.’
a) Le 'Gnassingbéland' ou la république bananière du Togo
Dans un document du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) intitulé, ‘Document de Programme de Pays pour le Togo (2008-2012)’ et contresigné par les médiocres à la tête de ce pays, il ressort que plus de 61,7% des Togolais vivent en dessous du seuil de la pauvreté et qu’en milieu rural ce taux est de 79,7%!!! Le document va plus loin et précise que: «En terme géographique, les zones les plus affectées sont les régions des Savanes, Centrale, Kara et Maritime où l’incidence se situe respectivement à 90,5%, 77,7%, 75,0%; et 69,4%.». Les Togolais vivotent, des familles assument difficilement un repas journalier (pour parler de trois!) à cause de la cherté des produits alimentaires (un bol de maïs coûte 800 à 900 CFA!), un taux de chômage estimé à 27,0%. Le système agro-pastoral a été complémentèrent détruit par le règne cinquantenaire d’un régime profondément cancre, médiocre et lamentablement en manque d’inspiration.
La fourniture des services sociaux et sanitaires est pratiquement inexistante, de sorte que dans ce petit pays d’à peine 6 millions d’habitants (5,8 millions d’âmes pour être plus exact), la prévalence du VIH/SIDA est estimée à 3,2% de la couche sociale sexuellement active comprise entre 15 à 49 ans. Les centres hospitaliers et les dispensaires du pays ne sont que de vieillissants et poussiéreux bâtiments où il manque de tout et de rien, et où, l’odeur pestilentielle de la mort règne en véritable maîtresse des lieux comme jadis dans les camps nazis de Dachau ou d’Auschwitch. La mortalité chez les moins de 5 ans frôle dangereusement le taux record de 23 % en 2006. Plus RIEN ne va au Togo malgré la propagande ‘gnassionale’ et celle de la mafia politique internationale… notre pays meurt et avec lui son âme!!!
L’économie togolaise est la plus clochardisée et la plus sinistrée de la région. En effet, d’après les statistiques du FMI et de la Banque Mondiale, la dette intérieure s’élève à 2,3milliards de dollars à la fin de 2006, soit 103% du PIB de notre pays, ou soit encore 160,000CFA de dette par Togolais (les nouveau-nés inclus!). Quand à la dette extérieure (bilatérale et multilatérale) elle est chiffrée à 1,8 milliards de dollars. À quelles concrètes réalisations dans notre pays le régime analphabète de Gnassingbé Père et celui cancre et bidon de son fiston, peuvent-ils pointer aux Togolais comme relevant directement de ces dettes??? À qui profitent au juste les sociétés d’État, indubitablement florissantes, comme SOTOCO, OTP devenue IFG, LONATO, TOGOCEL, TOGOTELECOM, le port Autonome de Lomé…???
Le 16 janvier 2006, le Ministre de l’Économie, des Finances et des Privatisations, la république bananière du Togo, et conformément à la loi des finances exercice 2006, lancent un emprunt obligatoire de 30 milliards (30,000,000,000) de francs CFA pour dit on, ‘le financement de projets d’investissement’; plus précisément, il s’agissait de relancer l’économie togolaise, de poser les bases durables de la politique du développement économique, notamment la construction des routes et autres infrastructures. En moins d’un mois, le 26 février 2006, la république bananière du Togo à travers la Société de Gestion et d’Intermédiation du Togo (SGI-Togo), annonçait dans un communiqué que l’État togolais a recueilli 41 milliards pour ce lancement avec un taux de souscription de 137% du montant initial recherché et que l’État togolais ne retiendra qu’un montant de 36,3milliards de franc CFA pour le financement de ses projets d’investissement…. peut-on savoir concrètement aujourd’hui ce qu'il en est de ces projets et où sont passés les 36,3milliards de franc CFA??? La réalisation des infrastructures routières, la redynamisation du secteur éducatif, la réhabilitation et la rénovation du réseau de voirie et d’évacuation des eaux usées, la relance du secteur agricole et la promotion des techniques de maîtrise d’eau… voila un certain nombre de réalisations listées par cet emprunt. Deux années après, quel projet achevé de cette liste, ce (…) gouvernement peut il doigter au Togolais??? Il n’est donc pas étonnant que le document du PNUD conclut en ces termes, je cite:
«Les résultats de la macro-évaluation effectuée en mars 2007 ont abouti aux conclusions suivantes: La gestion des Finances publiques au Togo est marquée par: (i) une forte dualité dans le processus de préparation du budget avec pour conséquence un manque d’exhaustivité du document budgétaire; (ii) un non respect strict des procédures d’exécution budgétaire malgré l’encadrement prévu par les disposition légales et réglementaire; (iii) une régulation fréquente des dépenses autorisées par le parlement, en raison des tensions de trésorerie; (iv) un recours excessif aux procédures d’urgence et exceptionnelle d’engagement des dépenses; (v) une connaissance partielle par le Trésor public togolais des flux financiers générés par l’État, et un niveau assez élevé de dépenses exécutées hors du circuit du trésor, rendant ainsi peu fiable les comptes publics; (vi) Une quasi absence du contrôle aussi bien interne qu’externe, malgré les fortes ressources humaines disponibles au sein de l’Inspection Générale d’État; (vii) enfin un cadre légal et réglementaire des marchés publics peu favorable aux principes fondamentaux de transparence, d’équité de traitement, et d’économie, applicables aux marchés publics. Il en découle que le système de gestion des Finances publiques au Togo présente un risque fiduciaire assez élevé pour toute initiative de transfert de compétence et de fonds aux partenaires d’exécution. La réduction de ce risque passe d’abord par une restauration de la crédibilité du trésor public...»
b) Un manque profond de patriotisme et des traitres politiques aux commandes
Il est vrai que le rpt avec sa logique de violence et son armée pléthorique d’analphabètes, a complètement détruit ce pays et a, dans le même temps, brouillé les chances d’un sérieux développement de notre pays sur plusieurs générations; cependant, certains individus ont grandement aidé et répondront inévitablement un jour de leur trahison du Peuple togolais et de leurs rôles profondément destructeurs dans le pourrissement de ce pays. En effet, on peut affirmer que notre pays a connu pendant sa descente aux enfers, trois différentes époques que j’appellerai volontiers des ‘périodes d’or’, pour radicalement changer de piste et impacter positivement la vie de nos populations.
1) La période après l’assassinat du président Sylvanus Olympio et le tout début de Gnassingbé Eyadema
Période de choc et de traumatisme certes, mais aussi une période d’or pour profondément impacter la vie de nos populations si des personnes comme M. Edem Kodjo avaient réellement à cœur l’intérêt supérieur du Togo. Plusieurs fois ministre de ce pays, le sieur Edem Kodjo avait toutes les chances et toutes les capacités de faire de notre pays ce qu’un Mao Tsé Tsoung par exemple a fait de la Chine d’aujourd’hui, mais non, il a préféré vendre les intérêts de notre pays aux puissances impérialistes. D’aucuns affirment qu’il serait l’auteur du ‘Livre Vert’ du rpt, une véritable supercherie car le vrai auteur de ce livre ne serait qu’un autre Togolais au nom de Togbé Jacques, injustement incarcéré par ce régime. On comprend dès lors pourquoi le sieur Edem Kodjo n’a pas été capable d’appliquer les quelques doctrines et concepts démocratiques contenus dans le ‘Livre Vert’, étant donné que les idées motrices véhiculées par le livre ne lui appartiennent pas. Le rpt aurait suivi son propre ‘Livre Vert’ que le Togo aurait tout un autre visage aujourd’hui. M. Edem Kodjo a causé autant de malheurs à ce pays que l’analphabète Gnassingbé Eyadema et le Peuple togolais ne doit pas l’oublier!!!
2) Le Vent de L’Est et le mouvement populaire du 5 Octobre 1990
Apres trois décennies de régime tyrannique et de dictature féroce, l’opportunité ou disons, une autre période d’or s’ouvrait à notre pays, mais les forces occultes dont le sieur Kokou Koffigoh en est le facilitateur, ont décidé autrement. Le symbole même de la traitrise et de la haute trahison n’est autre que le vulgaire et pathétique individu Koffigoh. Ce lâche s’est jeté sciemment dans les bras de la dictature au même moment où de vaillants compatriotes donnaient de leur vie pour le protéger et pour sauver les fruits de la Conférence Nationale Souveraine dont la primature en est un symbole vivant. Un acte hautement lâche et hautement détestable que le souverain peuple togolais ne doit jamais oublier!!!
3) Les 22 engagements de L’UE et la soudaine disparition du tyran Eyadema
Isolé et rétréci dans son coin, le régime analphabète et cancre de Gnassingbé père n’avait d’autres issues que de souscrire honteusement aux 22 engagements de l’UE singés un 14 avril 2004. Quoi que incomplets, les 22 engagements forçaient sérieusement la main au régime sanguinaire de l’analphabète Gnassingbé Eyadema à ouvrir les vannes du Togo à la démocratie et a la constitutionnalité. Les 22 engagements seront cyniquement dilués et retardés dans leurs applications jusqu'à la disparition en février 2005 du tyran Eyadema. La mort soudaine de l’analphabète Gnassingbé Eyadema et la prise ensanglantée du pouvoir par son fils ont amené le régime à avoir le dos au mur. Dans cette situation, seule une application juste, pleine et totale des 22 engagements procuraient une réelle piste de sortie de crise à notre pays; en fait, il s’agissait d’une autre période d’or, mais c’est sans compter les sieurs Léopold Gnininvi et Yaovi Agboyibor… (cf: ‘MM. Yaovi Agboyibor, Leopold Gnininvi: deux traitres du Peuple Togolais à guillotiner!!!’). Plusieurs mois après le bordel de Ouaga et dans une plaisanterie politique à la togolaise, le sieur Agboyibor du CAR défiant tout entendement humain et toute chronique, balance un concept débile de ‘cogestion’ et son autre prestidigitateur politique, le sieur Léopold Gnininvi ânonne le ‘Pacte historique pour la démocratie’ comme panacée à la crise togolaise qu’eux-mêmes ont renforcé par leur trahison. Du n’importe quoi….
c) Perspective future…
Aujourd’hui et face à la déconfiture complète de notre pays, l'UFC doit enfin prendre le devant de la lutte, montrer le leadership et les Togolais dans leur grande majorité doivent impérativement envoyer aux chiottes ces partis politiques ou disons plutôt, ces groupuscules politiques alimentaires qui ont pendant longtemps pêché en eau trouble dans ce putain de pays. Si le Togo est devenu aujourd’hui ce qu’il est, c’est en partie la faute au sinistre et sanguinaire régime du rpt mais aussi c’est parce que nous nous sommes trop longtemps laissés berner par des individus politiques qui n’ont absolument RIEN de ‘Leader’ et qui ont abusé grandement de la crédulité des Togolais avec la création de partis politiques bidon dont la représentation nationale réelle ne dépasse pas leurs chambres à coucher!!! Dans un posting du 27 mai 2005 au titre de ‘IL EST GRAND TEMPS QUE L’UFC JOUE VÉRITABLEMENT SON RÔLE DE LEADER POUR LE CHANGEMENT…’, j’exhortais vivement les responsables de ce parti à prendre véritablement le devant de la lutte que mènent nos populations; aujourd’hui plus que jamais, l’UFC doit montrer un vrai leadership, changer de stratégie et adopter une nouvelle posture politique… une posture politique qui doit jeter définitivement les bases solide d’une Nation togolaise.
QUE TOUS LES TRAÎTRES DU TOGO ET DE L’AFRIQUE SOIENT À JAMAIS MAUDITS!!!
États-Unis, 6 juin 2008
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