C’est notre refus de cautionner la manipulation intellectuelle et le bal des hypocrites qui nous a valu l’exil. Et, c’est par le biais de cet exil qu’aujourd’hui nous avons un asile nous permettant de continuer à nous opposer aux couacs et cacophonies du pays Togo dirigé par une fratrie totalitaire.
Le pass-bleu est octroyé à titre politico-humanitaire et non culturel. Mais paradoxalement, nous constatons avec amertume que certains internautes de la diaspora togolaise s’autoproclament journalistes et se muent en insider manipulateurs de conscience entrainant dans leur sillage des foies blancs en quête d’honneur pour leur rôle de grabadiers et de spécialistes de storytelling.
Ce choix de politique propagandiste est un embrouillage mal commode pour nous.
En gros, le travail romain qui nous attend politiquement est si important que nous n’entendons pas nous laisser encercler dans un cercle vicieux de complot d’amateurs politiciens en quête de fonds de commerce pour leurs ambitions politiques d’un lendemain qui déchante.
Bref, nous ne pouvons concevoir que l’on mélange la culture à la politique, et les futurs festivaliers doivent savoir que la culture n’est ni colorielle ni originelle, elle est nationale
Köln, Allemagne, 8 juin 2008
Sidibé Kilihou