À quoi jouent le maire de la ville de Sokodé Mr Tchakpédéou Alassani, son fils Tchakpédéou Ourobou et Abdoulaye Amadou?
C’est vraiment au Togo que tout est possible, un pays où, pour des raisons pécuniaires, l’autochtone peut se rallier à l’étranger pour saper les intérêts de la population. Et ceci en toute quiétude sans aucun remords.
Pour la simple raison qu’on se réclame du RPT, on peut se croire tout permis: abus de confiance vis-à-vis de ses compères, détournement de biens collectifs, mensonges, manipulation des consciences, intimidations de toute sorte des concitoyens moins nantis, immoralités de tout genre et même le vol. Quoi de plus bon d’être un militant du RPT, un parti supposé le plus fort, capable de maîtriser toutes les situations, faiseur et distributeur de droit et de justice au Togo.
Au lendemain de la publication sur les sites de l’article informant la population togolaise et la diaspora de la non réception du matériel médical par la population d’Assoli, Mr Tchakpédéou Alassani, militant assermenté du RPT faisait une incursion à Bafilo où il rencontrait les responsables chargés de la gestion du matériel médical et pharmaceutique de la préfecture.
Au cours de cette brève visite, le maire de la commune de Sokodé, très courroucé, chargeait ses interlocuteurs des menaces. Un comportement que personne ne comprenait, en fustigeant de nouveau toute la population d’Assoli dont il est issu, Mr Tchakpédéou faisait savoir à ses frères de Bafilo que tout était fait par son fils, de la négociation des objets jusqu’à leur expédition au Togo, son fils n’a reçu de l’aide de qui que ce soit. Il a dépensé de surcroît son argent pour payer son voyage aller-retour et son séjour au Togo dans le seul but de sauver ces effets pour eux et c’est de cette manière qu’il faut le remercier, martelant le papa du grand patriote togolais.
Il traitait la population d’Assoli d’ingrate et ajoutait que son fils avait finalement par l’intermédiaire du mari d’une de ses tantes qui est originaire de la Kozah, conféré la responsabilité du container au député de la Kozah, Mr.Walla Bernard.
Après un instant de silence, une voix douce, pleine de sagesse montait de l’assistance du maire de la commune de Sokodé, d’abord pour le saluer courtoisement comme se veut la tradition et ensuite pour lui faire savoir que l’effort qu’il attribue à son fils était un effort non individuel mais collectif d’une Association culturelle dénommée GROUPE AMUZÊ SCHWERIN e.V.. On fait savoir aussi à Mr. Tchakpédéou que beaucoup de vérifications ont été déjà effectuées à Bafilo au sujet de cette aide humanitaire destinée à l’hôpital de la ville, et en tant que organe communal de gestion du matériel médical et pharmaceutique, nous avons attesté par écrit que nous n’avons rien reçu.
Voilà l’information qui vient de pâlir Mr. Tchakpédéou Alassani, et de nouveau ses frères ont de la peine à le comprendre dans le revirement de son comportement. D’un ton doux et coupable, il leur disait qu’ils se sont trop précipités, pourquoi ils ne l’ont pas averti avant d’envoyer les attestations de non réception du matériel. Le donneur de leçon commence maintenant à penser à des négociations, il proposait de voir le maire député d’Assoli afin qu’ils puissent se rendre ensemble chez Mr. Walla voir s’il y a possibilité de trouver quelques effets pour pouvoir calmer la situation à Bafilo.
Retenez que quelques semaines auparavant, le père et le fils s’étaient rendus à Koumonidè, où ils avaient rencontré le groupement de femmes dénommé DINGA dont la présidente s’appelle Mm. Samata Tebonou. Il y avait eu échangé d’idées, et les pauvres femmes avaient obtenu beaucoup de promesses de leurs sauveurs. Ils avaient photographié et filmé les femmes du groupement et leur recommandaient d’accepter avoir reçu de l’aide en provenance d’Allemagne si jamais on le leur demandait.
Quelques mois plus tard c’était sous les larmes que ces pauvres femmes apprenaient de leurs sœurs de Bafilo que leur précieux cadeau a été distribué le 15 mai 2008 à Kara.
Mr Tchakpédéou Alassani tente tout pour tout pour conserver la fortune apportée par le fils, le devoir d’un bon père, n’est-ce pas?
Comme il n’arrivait pas à convaincre les résistibles de la commune de Bafilo, il se sert de son manteau de militant du RPT pour se rapprocher des cadres d’Assoli de la même sensibilité politique que lui et même des ténors les plus influents de la région comme le Grl. Seyi Mèmène qui avait eu un entretien le jeudi 05 juin 2008 avec l’honorable député maire de la commune de Bafilo pour s’enquérir des informations au sujet du dossier de l’hôpital de Bafilo qui est en train de prouver la faiblesse du gouvernement dans la restauration de la justice au Togo et de tester la moralité des élus du RPT à l’Assemblée Nationale.
Après l’analyse de la situation, le Grl.Mèmène trouve qu’il sera sage de la part des responsables d’Assoli de rencontrer Mr. Walla Bernard et de discuter de long en large sur le sujet, une façon qui leur permettra de déceler la vérité et d’en prendre une décision définitive.
Une position d’un homme très prudent.
Toujours dans l’infatigable course à la recherche de solutions, Mr. Tchakpédéou Alassani a essayé de convaincre Mr. Walla de dire quelque chose qui puisse les arranger tous.
Celui-ci racontait auparavant à ceux qui voulaient l’entendre qu’il a payé les taxes douanières élevées à quatre (4) millions de fcfa pour s’approprier le contenu du container estimé à vingt-cinq (25) millions de fcfa. Tantôt il affirmait que c’est un achat entre le Sieur Tchakpédéou Ourobou et lui, mais sans toutefois se prononcer clairement sur les termes du contrat de vente.
Pour Mr Walla, il a acquis des effets d’un propriétaire qui n’est personne d’autre que Mr.Tchakpédéou Ourobou qui lui disait dans les discussions que c’était quelque chose qu’il a fait pour la préfecture d’Assoli qui finalement n’a pas voulu de sa magnanimité. Son seul souci est de libérer le container. Alors, la transaction a été rapidement opérée, et il doit selon leurs accords remettre une part du matériel à sa famille à Sokodé. Et quant à la population d’Assoli, il peut leur donner comme bon lui semble.
Voilà ce qui semble été conclu lors du transfert de ce matériel médical, mais personne ne saura où se trouve la vérité. Seuls Mrs. Tchakpédéou Alassani, Tchakpédéou Ourobou, Abdoulaye Amadou et Bernard Walla pourraient un jour élucider cette affaire devant les peuples togolais et allemands.
Attaqué de partout, le député Walla résiste et s’obstine à garder le secret de leur sordide affaire orchestrée avec la complicité de la famille Tchakpédéou et leurs acolytes.
Il intervient cependant au cours de cette semaine dans l’une des presses au Togo pour blâmer d’abord le maire de la ville de Bafilo et ensuite tous les cadres de la préfecture d’Assoli qu’il traite d’incapables et d’irresponsables et à qui le député de la Kozah attribue le tort de ne pas agir à temps. Qu’est- ce qui ne va pas dans la tête de certains militants au sein du RPT?
Ce n’est pas convenable à un Honorable député sensé donner de bons exemples aux autres citoyens, de raisonner de la sorte. Cela sous-entend un cautionnement de vol ou de détournement. Le bon sens voudrait que, ayant été avisé du destinataire du matériel, vous consultiez les responsables de la préfecture d’Assoli avant ou après l’acquisition de la cargaison. Ce n’est pas les militants originaires d’Assoli qui manquent dans le RPT, et de plus à l’Assemblée nationale, vous avez deux collègues de votre famille politique. Qu’est-ce qui vous a empêché de les tenir informés.
Si ces cadres d’Assoli sont à votre avis irresponsables et incapables, Mr le député, vous n’êtes pas du reste.
Faites tout ce que vous voulez, la justice vous rattrapera tôt ou tard.
Mr. El Hadj Tchakpédéou Alassani, la fin n’est pas loin, pensez surtout au dernier jour.
Faites un effort de dire la vérité et de la véhiculer.
Cessez s’il vous plaît la manipulation des consciences et rééduquez les enfants qui se perdent.
Faites un effort dans cette affaire pour éviter la malédiction populaire à vous même et surtout à votre progéniture. Elle est pleine de sens dans le contexte africain car provenant de votre terre d’origine, elle se perpétue de génération en génération.
Agissez maintenant El Haddj Tchakpédéou Alassani, fermez les yeux sur le matériel et prônez la vérité et la justice.
«Qui aime bien châtie bien.»
Berlin, le 07 juin 2008
A. Bambanalé