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DE LA PROBITÉ DES ‘CHEFS’ TRADITIONNELS, DES PRÉFETS PRO RPT ET DU MINISTRON TOGOLAIS DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE: UN SCANDALE IGNOMINIEUX DANS LA PRÉFECTURE D’AGU


L’infantilisation abjecte des ‘chefs’ traditionnels au Togo par le régime démoniaque gnassingbéen depuis 1963 et leur instrumentalisation politique servile sont bien connues par toutes les Togolais et tous les Togolais, et ont été déjà suffisamment dénoncées par des Citoyens assez clairvoyants et honnêtes à travers les média et les mises en examen publiques. Les liasses de billet de banque gnassional et les cartons de bouteille de schnapps convoyés depuis Lomé 2 au profit de certains ‘chefs’ traditionnels (surtout en pays Eʋe!) à la veille de chaque consultation électorale ne sont plus un secret pour les Togolais. Et il n’est pas non plus un secret pour les Togolaises et les Togolais que l’Union Nationale des Chefs Traditionnels du Togo (UNCTT) est une aile marchante mafieuse au service du parti démoniaque RPiTeux.

Mais là où la Vénalité et le manque de scrupules de ces ‘chefions’ traditionnels censés être les Garants de nos Normes sociales et nos Valeurs ancestrales deviennent inquiétants, c’est lorsque ceux-ci n’hésitent pas de démontrer publiquement leur Solidarité dans la Bêtise en escroquant cruellement et ouvertement les pauvres Concitoyens, en refusant de dire honnêtement le précieux Droit Coutumier que nos Ancêtres Vénérés nous ont légué et en organisant des simulacres d’ordalie pour blanchir un membre de leur pègre accusé à juste titre d’Envoûtement et de Sorcellerie!

Les faits bruts

Le sieur Yawo Dovia Azedzi, intronisé dans les années 1979/1980 comme Porte-parole (Tsyami) [1] de la ‘Chefferie’ Coutumière d’Agu Kebo-Toé (Préfecture d’AGU) sous le nom d’Atufri, a été dénoncé publiquement au mois d’avril 2008 pour envoûtement et sorcellerie par le Hũnɔ Yawo Asso résidant dans la localité de Hahomegbe et bien connu dans la Préfecture de Haho pour sa probité morale. La victime du vil sorcier nuisible est le jeune cadre talentueux de l’U.A.C., Monsieur Livingstone Kwamivi Agbobli qui a beaucoup fait dans le développement social de la localité d’Agu Kebo-Toé (latrines, soutien à l’adduction d’eau dans les villages sur le Mont Agu et à la construction d’une chapelle pour l’église évangélique, etc.) et qui vient de succomber à une mystérieuse maladie dont tous les médecins spécialistes consultés au Togo et en France n’ont pas pu établir le diagnostic. Ce sont ces Médecins qui conseillèrent le malade de consulter plutôt un authentique mystique (Hũnɔ) du Terroir, ce qui l’a conduit chez le Hũnɔ Yawo Asso qui est allé courageusement dénoncer publiquement le malfaiteur devant tous les habitants des villages sur le Mont Agu. Il faut peut-être préciser que cette dénonciation publique au mois d’avril 2008 fait suite à une première dénonciation par (Messager interposé) du même vil sorcier au mois de février 2008 depuis la Suisse par les mystiques (Hũnɔ) qui sont des membres et des affiliés de l’Organisation Pyramid of Yeʋe et qui sont totalement inconnus pour le Mystique (Hũnɔ) Yawo Asso résidant dans sa localité rurale perdue dans le Haho profond au Togo.

L’accusé nie les faits devant le grand public, se lance dans des manœuvres de diversion et décide de faire trancher l’affaire, non pas par les ‘chefs’ coutumiers, mais plutôt par le Préfet d’Agu, le sieur Nunyava, qui n’a pas les compétences spirituelles et encore moins les ressources mystiques nécessaires pour juger les affaires d’envoûtement et de sorcellerie, comme tout le monde le sait au Togo depuis l’époque coloniale. Le Préfet étant conscient de ce fait a décidé de s’associer aux ‘chefs’ coutumiers d’Agu qui traitaient déjà l’affaire avant que l’accusé ne se lance dans sa manœuvre de diversion en le saisissant sans avoir dessaisi les ‘chefs’ coutumiers de l’affaire.

Toute la Communauté de tous les villages sur le Mont Agu s’est mobilisée derrière le malade afin qu’une clarification impartiale soit apportée, et a exigé que le présumé soit soumis à trois séances de mise en examen mystique (aka dodo) en trois endroits différents (!) au Togo, au Ghana et au Bénin, comme cela est de coutume dans la juridiction Coutumière Eʋe. Les ‘chefs’ coutumiers d’Agu traitant l’affaire s’y opposent, imposent plutôt que la mise en examen mystique (aka dodo) doit être faite chez le ‘chef’ coutumier RPiTeux et perfide Aklassou de Bè et exigent 100'000 FCFA du malade, 100'000 FCFA du mystique et 100'000 FCFA du présumé pour faire face aux frais, soit la rondelette somme de 300'000 FCFA (environ 705.- Dollars US!) dans une communauté rurale déjà paupérisée suffisamment par le système mafieux gnassingbéen et frappée par le malheur de voir mourir mystérieusement un de ses valeureux fils. Les ‘chefs’ coutumiers d’Agu (dont Pebi d’Agu Nyɔgbo-Dzidzɔle et Botri de Gadza) amènent leur porte-parole à la cour du ‘chef’ coutumier Aklassou de Bè qui leur fait organiser un simulacre de mise en examen mystique afin de blanchir le présumé et empoche 25'000 FCFA pour ‘service rendu à la pègre’. Le voyage entre Lomé et Agu leur a coûté 25'000 FCFA selon leur propre déclaration. Le montant restant (250'000 FCFA) a fait l’objet d’un partage rapide sans une forme de procès à la station d’essence d’Agu-Gadzeƒe entre les ‘chefs’ coutumiers qui en sont pratiquement venus aux coups de poing sous le regard médusé de la population totalement déconcertée par ce comportement puéril, chacun des ‘chefs’ coutumiers voulant prendre la part du lion!

La Communauté des villages sur le Mont Agu totalement désabusée par la nuisance perverse et cynique du sieur Yawo Dovia Azedzi, par la couverture cynique qui lui est apportée par les ‘chefs’ coutumiers ayant traité l’affaire de manière louche et partisane, et surtout par l’escroquerie déconcertante dont ces ‘chefs’ coutumiers ont fait preuve devant le grand public, a décidé de se faire justice par la force brachiale: la maison de l’accusé, ses arbres fruitiers ainsi que d’autres biens meubles et immeubles considérés à tort comme ses biens ont été littéralement saccagés et détruits!

Le Préfet d’Agu, le sieur Nunyava, n’a pas eu le réflexe d’un administrateur préfectoral responsable pour ordonner à la Gendarmerie d’Agu d’empêcher à temps les destructions aveugles de la population en colère. Le comble, c’est que môssieur le Préfet (de connivence avec les ‘chefions’ coutumiers escrocs et corrompus) a préféré faire arrêter le Hũnɔ Yawo Asso pour le motif fallacieux d’‘allégations diffamatoires’ contre le sorcier Yawo Dovia Azedzi, au lieu de demander à la Police et à la Gendarmerie d’ouvrir rapidement une enquête sérieuse et impartiale sur les destructions occasionnées, et surtout de se dessaisir totalement d’une affaire d’Envoûtement et de Sorcellerie qui n’est pas de sa compétence!

Une réflexion sur les faits

Les événements tragiques relatés ci-dessus remettent à l’ordre du jour la question cruciale et épineuse des limites et insuffisances criardes du Droit civil, du Droit pénal et des structures administratives hérités tous de la colonisation, face à certaines réalités socioculturelles en Afrique. Ils remettent également à l’ordre du jour la question cruciale de la redynamisation (ou mieux de la réhabilitation) du Droit coutumier authentique africain. Ils remettent enfin à l’ordre du jour, la question cruciale concernant le rôle et les fonctions dévolus aux ‘chefs’ coutumiers dans les sociétés africaines aujourd’hui depuis que l’envahisseur colonial a tenté de déstructurer dans les Sociétés africaines le noble concept de Royauté («Fia», en le substituant fallacieusement avec la notion vulgaire de ‘chef coutumier’), le concept de suzeraineté et surtout les mécanismes de pouvoirs, de contre-pouvoirs ainsi que les mécanismes de contrôle social qui avaient toujours permis d’endiguer dans les sociétés africaines les abus de pouvoir, la corruption ou la nuisance cynique et perverse...

Un fait curieux dans l’Histoire juridique occidentale est que le phénomène de la sorcellerie et d’envoûtement a profondément marqué toute la société occidentale. Les accusations de sorcellerie et d’envoûtement étaient jugées par des tribunaux populaires sans que le législateur occidental (et encore moins l’exécutif) n’ait estimé nécessaire d’ancrer cela dans le Code pénal ou dans le Code civil. C’est dire que les sociétés occidentales reconnaissent certes aussi l’existence du principe de la sorcellerie (Adze) et la pratique de l’envoûtement (Dzoɖuame ou Boɖuame), sans pourtant parvenir comme les sociétés africaines à ancrer des Mesures dissuasives dans leur Législation. Cela donna en Occident médiéval la latitude aux uns et aux autres de se débarrasser de leurs concitoyennes et concitoyens estimés gênants en les accusant fallacieusement de pratiquer la sorcellerie et l’envoûtement, et les envoyer cyniquement sur les bûchers ardents ou à la guillotine sans avoir pu démontrer de manière plus ou moins objective leur culpabilité ou leur innocence. Cela donne aujourd’hui la latitude à de nombreux nègres aliénés de s’adonner à la nuisance cynique par la sorcellerie et par l’envoûtement en se cachant fallacieusement derrière la bigoterie chrétienne! C’est donc cette ‘législation’ bancale occidentale que l’envahisseur colonial a introduit en Afrique pour s’arroger même la prétention de qualifier le Droit coutumier authentique africain de ‘primitif’!

Le Droit coutumier authentique africain, contrairement au bricolage juridique occidental, a toujours prévu dans sa Législation des mesures pratiques pour contrer ces phénomènes supranaturels et universaux afin de préserver l’harmonie sociale. La législation coutumière Kamite multimillénaire prévoit justement qu’un(e) présumé(e) sorcier(e) (Adzetɔ) ou envoûteur (Boɖuametɔ) devenu nuisible pour l’épanouissement des autres dans la Communauté doit être d’abord interpellé directement en public sur sa nuisance perverse. Lorsque l’intéressé (e) ne cesse pas de clamer son innocence, il/elle est soumis(e) à trois mises en examen mystique (aka dodo) en trois endroits différents très loin les uns des autres afin d’éviter l’alibi de ‘complot’ contre le/la présumé(e). Et au cas où au moins deux des trois mises en examen confirment l’accusation, l’accusé(e) est soumis(e) obligatoirement par toute la Communauté à un véritable exorcisme (Adzeɖeɖe) pour le/la débarrasser des forces occultes parasites ayant fait de lui/elle un(e) sorcier(e) afin de restaurer son intégrité spirituelle, psychique et éthique. Au cas où son innocence est prouvée par au moins deux des trois mises en examen mystique, l’accusateur a le Devoir éthique et social de lui payer dommages et intérêts pour réhabiliter sa réputation civique!

Mais on observe depuis longtemps que presque toutes les sociétés africaines s’adonnent plutôt spontanément à la vindicte populaire contre l’accusé(e) ou optent pour son expulsion pure et simple de la Communauté au lieu de procéder à l’exorcisme comme ce jadis le cas.…

Les deux idées centrales derrière cette démarche législative authentiquement Kamite sont les suivantes:
Premièrement, la sorcellerie – Adze - (dont le principe fondamental est l’inversion dualiste et permanente des Valeurs et des Processus dans la Création divine, contrairement au principe d’équilibre triadique harmonieux dans la Création divine) n’est pas le fruit de l’imagination fertile des Humains, mais fait partie bel et bien de la Création divine. C’est un Mal minimal nécessaire sans lequel la Création divine n’existerait pas! C’est un Mal minimal nécessaire exhortant les Humains à transcender leur Condition humaine en découvrant l’étincelle divine cachée en chacun de nous afin de tendre vers la plénitude divine. Il est donc clair qu’une très petite minorité d’Âmes ait délibérément choisi au niveau prénatal (Seƒe) la pratique du Vice au lieu de celle de la Vertu et s’incarnent forcément comme sorcier(e)s….
Deuxièmement, certains individus deviennent sorcier(e)s malgré eux (!) à travers la contamination par des sorcier(e)s qu’ils ont (occasionnellement) côtoyé. Ils ne sont donc pas conscients eux-mêmes d’abriter (à leur propre insu!) des forces occultes parasites qui ne s’adonnent qu’à l’inversion des Valeurs et des processus dans la Création divine! Il serait injuste dans la Pensée Kamite que la Communauté entière ne donne pas l’occasion à ceux-ci de se ressaisir en se débarrassant volontairement de ces forces du vice à travers l’exorcisme véritable (Adzeɖeɖe) et rechercher davantage les forces occultes œuvrant pour la vertu.
Voilà pourquoi le Droit coutumier Kamite a estimé nécessaire d’ancrer dans sa Législation des mesures disciplinaires et dissuasives contre ces phénomènes et ces faits que le législateur occidental a toujours cherchés à refouler dans son inconscient collectif.

Du point de vue de la philosophie politique authentiquement Kamite, la question cruciale de la nécessité la Fonction essentielle et multiforme de la Royauté Ancestrale Kamite (Fia) est remise à l’ordre du jour à travers ces événements peu honorables. Le linguiste, software engineer, égyptologue et journaliste bénévole talentueux KamtRâ du journal panafricain en ligne www.togocity.com a déjà souligné à maintes reprises tout le poids sémantiquement ambivalent du lemme «fia» en Gbè, en soulignant à juste titre que le même lemme peut vouloir signifier «Roi» ou «servir/montrer l’exemple» selon qu’il est flanqué du ton bas (Fià) ou du ton haut (fiá). C’est dire que la Fonction de Roi dans la Pensée Kamite connote des Conduites sociales exemplaires que toute personnalité qui ose assumer de telles fonctions doit toujours afficher!

Tel n’est plus malheureusement aujourd’hui le comportement abject et dégoûtant de nombreux soi-disants ‘chefs’ coutumiers dont le rôle de laquais et de valet a été taillé sur mesure pour défendre de manière extravertie les intérêts des oppresseurs despotiques mis en place par le système occidental de paupérisation. Il urge donc les forces citoyennes (Duha) se mobilisent urgemment pour écarter ses figurants nuisibles pour nos structures et valeurs sociales en Afrique, à travers des mesures législatives et constitutionnelles qui reflètent nos Valeurs sociales et culturelles authentiques.

Épilogue

De multiples questions surgissent face à cet imbroglio indescriptible. Le sieur Nunyava, Préfet d’Agu, a-t-il honnêtement informé ses supérieurs hiérarchiques (Ministre de l’administration territoriale et Ministre de la sécurité) sur les graves incidents survenus sur le Mont Agu? Quelles mesures concrètes ont été prises à cet effet par ces ministrons?
Le sieur Nunyava, Préfet d’Agu, et les ‘chefions’ brouillons et corrompus d’Agu vont-ils encore s’adonner à un tel simulacre sordide à la cour du ‘chefion’ brouillon RPiTeux Aklassou de Bè à l’occasion d’une prochaine dénonciation pour sorcellerie et envoûtement ou vont-ils observer scrupuleusement les prescriptions ancestrales concernant la mise en examen mystique de manière impartiale? Ont-ils les ressources nécessaires pour faire face à cette tâche?
Le Législateur togolais est-il conscient de la nécessité d’incorporer désormais ces questions touchant l’invisible et le supranaturel dans la Législation dite ‘moderne’? Autant de questions brûlantes qui interpellent chacun de nous!


Baden, Suisse, 12 juin 2008
K. Kofi Folikpo
Pyramid of Yeʋe
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Tél.: +41 (0)56 204 93 45 (Heure de service/Répondeur automatique) ou bien +41 (0)79 813 06 91 (Mobile)
Web: www.pyramidofyewe.org Courriel: pyramidofyeweh@bluewin.ch ou bien contact@pyramidofyewe.org


[1] Il faut préciser au passage pour information linguistique et historique que le terme Gbè «Tsyami» dérive de l’Akan «Ɔcame» (Linguiste) et est entré dans le vocable Gbè depuis le 11e siècle à travers le sous-groupe Akan dénommé «Aza» ayant migré à cette époque du nord-ouest de l’actuel Ghana pour se joindre aux groupes Adja et Alu dans la localité de Tado (au Togo actuel) et fonder avec eux le puissant royaume médiéval d’Adja-Tado.

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