Propos recueillis de Ché Alphonse Lawson Helu Hefumé
Après avoir parcouru la ville de Bassar et Manga dans la matinée, le cortège du FRAC s’est ébranlé en direction de Guérin Kouka et Kara qui était la vraie apothéose, des meetings dans la région.
Guérin Kouka
À Guérin Kouka la population s’est mobilisée en grand nombre pour écouter le message du FRAC.
Ici les activistes du RPT eux aussi en semblant de campagne, pour une cause déjà perdue d’avance, voulaient perturber l’arrivée du cortège du FRAC en voulant traverser la voix pour bloquer le cortège. N’eût été la vigilance des forces de l’ordre qui ont anticipé l’action; c’aurait été encore des heurts sérieux. C’est le lieu de saluer ici le travail des forces de l’ordre qui par leurs actions en ces moments, démontrent que Faure Gnassingbé ne peut plus s’appuyer sur leur soutien. C’est un exemple que le temps des basses besognes où l’armée se montre toujours du doigt est révolu. C’est du côté du peuple que l’armée se rangera cette fois-ci afin, de tourner une page sombre de notre histoire.
Le meeting a pu suivre son cours normal et les intervenants ont pu livrer leur message de changement à une foule complètement acquise à leur cause. Enfin, le cortège s’est ébranlé en direction de la ville de Kara, ville dont les Gnassingbé en ont fait une sorte de province de la Corée du Nord, tant le régime leur bloque l’accès aux informations nécessaires à l’épanouissement humain.
Kara
Le meeting à Kara était l’apothéose de tous les meetings dans la région de la Kara.
C’est main dans la main que Messieurs Abi Tchessa, Maurice Dahuku Péré, Kofi Yamgnane et Patrick Lawson sont entrés dans le grand stade de Kara sous les applaudissements d’une foule immense et compacte. Voyez-vous comment c’est beau, ce geste! Ce symbole de réconciliation des peuples, des frères et sœurs d’une même nation. Qui pouvait refuser aux Togolais de faire cela?
C’est dans un langage très venimeux que, le président fédéral de l’UFC a pris la parole le premier; pour s’adresser à l’auditoire. Il a dénoncé l’incurie du régime Gnassingbé. Pour lui, le régime Gnassingbé n’a pas profité aux populations de Kara mais, seulement à un petit groupe de personnes. Les populations de Kara ont plutôt subi les mauvais agissements de ce régime, en les opposant contre leurs frères et sœurs du sud. C’est contre ces agissements que nous nous levons, pour chasser le régime Gnassingbé, a dit l’intervenant. Pour terminer il n’a pas manqué de rappeler à l’auditoire que le vrai père de l’indépendance, c’est bien Sylvanus Épiphanio Olympio.
Ce fut le tour de Maurice Dahuku Péré de prendre la parole, très à l’aise dans son style, dans son fief, de dénoncer l’incapacité de Faure Gnassingbé à rassembler et réconcilier ce pays quand il a jeté son propre frère député à l’Assemblée nationale en prison sans motif apparent. Et aucun frère, ou sœur kabye n’a levé le doigt pour dénoncer la méthode. Ce sont nos frères du sud, avocats qui se sont constitués pour la défense, a-t-il dit. Il est temps de changer l’équipe, a-t-il martelé.
Ensuite Monsieur Djovi Gally, un des avocats de Kpatcha Gnassingbé, a pris la parole pour dénoncer un dossier vide. Jeter un député de la nation en prison sans lever son immunité parlementaire est le plus inimaginable au regard de la loi. Il ia nsisté que notre pays a encore du chemin à faire en matière des droits de l’homme et, le régime en place ne peut en aucun incarner le renouveau, avant d’appeler les populations de Kara à voter Jean-Pierre Fabre, le symbole du changement.
Le plus venimeux et virulent des discours était, de Abi Tchessa; ce professeur de Droit à l’Université a dénoncé, tour à tour les pratiques obscures du régime. Très à l’aise dans sa méthode et style de juriste, il a dénoncé l’incapacité du régime à faire émerger notre pays dans le concert des nations après 43ans de pouvoir non stop. C’est que du temps perdu pour le Togo, a- t-il martelé. Et pour ne plus perdre de temps pour notre développement sur tous les plans: humain, droits de l’homme, économique, social et autres, il a demandé aux populations de Kara de voter pour le seul et crédible candidat, Jean-Pierre Fabre du FRAC.
Kofi Yamgnane à son tour, a regretté que la cour constitutionnelle n’ait pas dit le droit, lorsqu’on sait que Eyadéma Gnassingbé avait gouverné ce pays pendant 38 ans sans connaître sa propre date de naissance.
Enfin, le candidat Jean-Pierre Fabre a pris la parole pour remercier les populations de la Kara d’avoir fait nombreux le déplacement. Il leur a rappelé les conditions dans lesquelles il avait battu campagne en 1998, dans le même stade sous les jets de pierre, huées, et a été protégé par un sous-officier dans le temps. Pour lui, aujourd’hui il y a des signes que la population de Kara a bien compris les choses et opte définitivement pour le changement. Le candidat a mis l’accent sur la nécessité de l’évolution positive en matière des droits de l’homme, corollaire à un climat sécurisé pour l’appât des investissements étrangers eux mêmes, gages de création d’emploi, réduction du chômage, de la pauvreté, développement des infrastructures de base pour notre développement économique, social, culturel afin de parvenir au même niveau de développement que les pays de notre sous-région.
Pour terminer il n’a pas manqué de rappeler aux populations de Kara de voter le candidat crédible et gagnant, Jean-Pierre Fabre pour l’alternance.
Le meeting s’est terminé vers 18h30, 19h quand il faisait déjà nuit. Mais les gendarmes et militaires ont anticipé tout débordement en quadrillant le périmètre de sécurité pour faire sortir le cortège du FRAC et les populations sans heurts.
C’est l’occasion de saluer l’esprit républicain qui anime les forces de l’ordre dans cette campagne.
Prochaines étapes Atakpamé 25févr.-10, Kpalimé 26févr.-10 puis la région maritime dont Lomé pour la boucle.
Togo,
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