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Actualités Échos de partis politiques


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LE COMMANDANT PAUL ATTA COMLAN, UN OFFICIER EXEMPLAIRE


«Les martyrs ne sont pas morts, ils sont avec nous pour l’éternité.»
«L’esprit finit toujours par avoir raison de l’épée.»

A* La mémoire d’un militant.

Chaque militant a une trajectoire individuelle qui rejoint un destin collectif. L’histoire du Togo sous Eyadéma Etienne Gnassingbé est intimement liée à des récits de vie, de vie brisée, de chagrin, de douleurs physiques et morales. Les présences du passé reviennent dans les discours et les écrits politiques. Il n’est qu’à observer l’actualité politique en ce moment au Togo pour s’en convaincre. Il n’est pas rare que les questions historiques se muent en débats académiques et en controverses politiques.

Tout homme politique d’envergure nationale se pique de faire de l’histoire et trouve dans l’expérience historique des ressources discursives et parfois la validation de ses prises de position du moment comme si le passé lui donnait raison. Il n’est pas sans signification que la biographie historique soit ainsi devenue un genre à part entière de la production littéraire des hommes politiques. Elle participe à la construction d’une identité publique et accrédite la capacité de distanciation d’acteurs qui ne sont pas uniquement absorbés par les contingences du présent.

Le retour réflexif sur le passé permet à travers des personnages dont le pouvoir de symbolisation est avéré et qui appartienne désormais au patrimoine de la nation et à la commémoration.

B* QUI ETAIT LE COMMANDANT PAUL ATTA COMLAN?

Il est né en 1937 et a fait ses études: à Sokodé et au Lycée Boncarere de Lomé Il part en France en 1958 après avoir validé son baccalauréat. Il entrait à l’école préparatoire militaire à Besançon et puis à l’école militaire de Saint-Cyr. Il fit une spécialité en gendarmerie et en criminologie. Il fit une application militaire à Saint-Maixent Il rentra au Togo en 1963 après le coup d’état, où il a été successivement: Lieutenant, Capitaine, Commandant, Directeur de la sureté nationale, Chef d’escadron à la gendarmerie.

C* ASSASSINAT DU COMMANDANT COMLAN

Que reprochait Eyadéma à Comlan?
* Relation amicale avec l’ambassadrice des États-Unis au Togo.
* Contact avec certains étudiants grévistes.

L’idéologie éyadémaïste était d’essence fondamentalement etchniciste au départ, et se généraliste sur l’ensemble des officiers formés en occident ou ayant fait des formations supérieures de l'armée. Dans un premier temps, Eyadéma mit en place un plan pour éliminer les officiers du sud et puis progressivement les officiers du nord dit progressistes.

Paul Comlan fut mis en arrêt de rigueur d’un mois vers fin juillet 1975. Il fut assassiné dans la nuit du 30 août 1975. Le 31 août 1975, vers 13 heures, le colonel Assila s’est rendu au domicile du père de Paul Comlan pour lui annoncer la mort de son fils. En ces termes:
«Assila dit à son père ceci: «Vous savez que votre fils est très orgueilleux, il ne respecte pas le général, on l’a mis en arrêt de rigueur pour le punir, et ce matin en allant lui apporter son café, on l’a retrouvé mort dan sa cellule, il s’est pendu avec un lacet, il n’a pas pu supporter sa punition!!!». D’après la famille le corps de Paul Atta Comlan était couvert d’hématomes ainsi que son visage, il eut des piqures et des traces de pointes de flèche sur son cou. Il était sûrement mort au cours d’un combat contre plusieurs soldats.

Dans le livre «l’histoire du Togo de Tété Godwin», Paul Atta Comlan avait subi des tortures. D’après le témoignage de l’ancien ministre des affaires étrangères Joachim Hunledè qui a pleuré la mort tragique de Paul Comlan au vu de son corps «les côtes étaient brisées, les testicules comme pilés, le cou tordu comme un linge manuellement essoré» On rendit son corps le 31 août 1975 à son père. En 1977, son ami Tchama fut assassiné et ce fut le tour du frère aîné de Hubertine Eyadéma, l’épouse du président le lieutenant Gnéhou Gaston.

La liste fut longue pour les officiers patriotes de Saint-Cyr ou autres qui trouvèrent la mort tragique ou furent renvoyés de l’armée par une politique d’épuration. (Le colonel Rainhilf Koffi Kongo, l’officier Emmanuel Ezin, le colonel Eugène Koffi Tépé, le capitaine Lawson Francisco, le colonel Merleau Lawson, le Général Améyi, le colonel Akpo, le commandant Sanvee, le capitaine Fiati, le capitaine attila et le commandant Boko, etc., etc., etc.).

Conclusion:
Nous ne voulons pas que ces sacrifices, soient inutiles, afin que les générations à venir puissent avoir la mémoire historique et incontournable nécessaire de notre pays et de notre peuple pour comprendre le présent et préparer l’avenir.


France,
Jacob Ata-Ayi

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