Nous, Front Patriotique des Forces Armées Togolaises (FPDFAT), nous
voulons mettre en garde tous les éléments des forces armées de notre
pays qui veulent une fois encore soutenir la dictature du régime du
général-sergent décédé le 5 février 2005, après la proclamation des
résultats des élections contre la victoire du peuple.
Ce n’est pas parce que le chef de l’État s’est entouré de certains
éléments qui disposent des équipements, des armes et des clés de
l’arsenal qu’ils doivent se sentir au dessus des FAT. Un militaire bien
entraîné sait toujours se battre quelque soit l’armement qu’il a car, la
compétence ne se mesure pas en fonction de l’armement mais de
l’efficacité du militaire.
Nous soutenons le peuple togolais avec la dernière rigueur et nous
mettons en garde le pouvoir et ses amis contre toute tentative de
déstabilisation de notre armée, car elle a déjà assez payé de lourds
tributs dans les différentes purges organisées par le général-sergent.
Ainsi, nous déclarons aujourd’hui le mercenaire Debbasch: ennemi n°1
des FAT, pour avoir organisé et fait exécuter les assassinats
individuels ou de groupes qui ont frappé nos rangs.
Nous mettons en garde la hiérarchie militaire et tous les officiers
supérieurs de mettre fin au soutien et au renfort apporté au régime et
nous dénonçons également la mise à l’écart de certains éléments des FAT
organisée depuis un certain moment par certains individus.
Nous entendons redorer notre blason des FAT pour servir le Togo. Cela
suffit, car depuis un moment, certains de nos frères d’arme ont été
portés disparus, déclarés par hiérarchie et les autorités comme des
déserteurs, alors que, eux-mêmes ils connaissent la vérité. Nous aussi
nous savons qu’il s’agit là déjà encore des assassinats crapuleux de
certains éléments connus et inconnus contre les FAT dont beaucoup
d’entre nous peuvent être victime, à tout moment.
Nous demandons aussi la libération immédiate et sans condition de
l’honorable député Kpatcha Gnassingbe ainsi que tous les frères d’arme
mis aux arrêts avec lui et dont les familles n’ont pas de nouvelle.
Nous exigeons aussi des élections justes et un vote en toute liberté des
FAT ainsi que de toute la population togolaise.
Nous exigeons le retour et le respect à la constitution de 1992 ainsi
que de rendre effectif notre statut des forces de sécurité. Ça a trop duré
Nous appelons tous les frères d’arme avec l’Amour du pays à être prêt au
changement avec nous.
Vive les Forces Armées Togolaises, vive le Peuple, vive le Togo.
Fait à Lomé, le 27 février 2010
our les fronts patriotiques des FAT
Le coordinateur principal