Qui veut du miel doit affronter les abeilles. La victoire se gagne en luttant. Nous invitons tous les corps habillés dans toutes leurs différentes composantes dans une totale impartialité et neutralité, à peser de tout leur poids sur le déroulement du cours des prochaines élections présidentielles en vue de la restitution fidèle et intégrale de la vérité
des urnes.
Un fruit ne tombe que quand il est mûr. Mais devant l'ouragan et la tempête, les bourrasques et les cyclones, mûr ou vert, il tombe. Il tombe sans résistance aucune. Avec une facilité surprenante. Le fruit en question à faire tomber, c'est la sanglante dictature archaïque des Gnassingbé. Elle est corrompue de la plante des pieds jusqu'à la racine des cheveux. Puante et répugnante plus qu'une vielle latrine publique abandonnée. Plus rien ne doit entraver sa chute actuelle. La puissance matérielle, on ne peut l'abattre que par la puissance matérielle. Mais les idées deviennent comme des armes quand elles s'emparent des peuples. Quand l'idée de liberté et de justice sociale soulève un peuple et le met debout, mille chars d'assaut ne peuvent le retenir. Mains nues, les Vietnamiens ont triomphé des Américains en dépit de leur puissance militaire écrasante. L'intelligence qui a créé les armes finit toujours par triompher d'elles. C'est une question de temps. On peut tout faire avec une baïonnette sauf s'asseoir dessus. On peut tuer un homme, dix, cent, mille, dix mille, cent mille, mais on ne tue pas la liberté car elle transcende l'homme.
Les heures qui approchent sont décisives. Le sort politique du Togo se jouera encore pour cinq ans. Par le biais des élections présidentielles du 04 mars 2010. Deux grandes forces émergentes se partagent le paysage de l'échiquier national. Deux grandes forces diamétralement opposées. De par leur philosophie politique. Le front républicain démocratique réuni autour de monsieur Jean-Pierre Fabre, la force virile et tranquille, appuyé par monsieur Dahuku Péré, la force priante et suppliante, et Kofi Gnamgnane, la force bouillante et agissante. Et le Rassemblement des Profiteurs et Pilleurs du Peuple Togolais avec ses partis satellites diaboliques et maléfiques rassemblés autour de monsieur Gnassingbé Faure, le président sortant dont l'intelligence est plus coriace qu'une peau de pachyderme et réfractaire aux déductions syllogistiques. Un président nul plus qu'une queue d'âne.
Le bilan du président sortant, monsieur Gnassingbé Faure, le sanguinaire et le tortionnaire, qui ne cesse de répandre au Togo un catéchisme politique maléfique, nous laisse un Togo dynamité par la surmisère, ravagé par une pauvreté mâle, hyperboliquement ruiné par de criantes dérives prébendistes et patrimonialistes. Les centaines de milliards d'euros que les Institutions financières internationales de Bretown Wodds ne cessent d'injecter dans les différents secteurs de développement et d'activités socio-économiques du pays se retrouvent en permanence détournés vers la Suisse, le Luxembourg, la France et d'autres paradis fiscaux. Il en est de même des autres flux financiers massifs dont le Togo bénéficie dans le cadre de la coopération internationale.
La dette intérieure croisée du Togo qui s'élève aujourd'hui à plus de deux cent milliards de francs Cfa constitue un goulot d'étranglement au développement et à l'épanouissement des petites et moyennes entreprises togolaises. Surendettées à cause de l'État togolais débiteur insolvable, certaines sont obligées de fermer en déversant dans la rue leurs employés. Au même moment, ce que monsieur Gnassingbé Faure le fossoyeur national, détient frauduleusement rien que dans les banques françaises seulement est vingt fois supérieure à cette dette. Ce qu'il détient dans les autres banques est faramineux et peut nourrir plusieurs générations de la famille Gnassingbé. Dés lors, on comprend facilement son entêtement et son refus de quitter le pouvoir.
Troisième producteur mondial de phosphate, avec une population s'élevant seulement à six millions, le Togo demeure paradoxalement l'un des pays les plus endettés de la sous-région. Depuis avril 2005, il figure sur la liste rouge des pays où il est fortement risqué d'investir à cause du déficit démocratique, de l'absence de l'indépendance de la magistrature et du cadre juridique du droit des affaires. Ceci ne fait donc que fuir les investisseurs vers les autres pays voisins du Togo, en dépit de son port en eau profonde qui constitue un atout inestimable. Les investisseurs cherchent avant tout à investir dans un pays où règne l'État de droit, qui est un État de loi afin de ne pas être victime des abus et des escroqueries de la part du pouvoir en place où bien de recouvrir en cas de litige à une cour de justice libre et indépendante installée rien que pour dire le droit. Tant que Gnassingbé Faure, le fossoyeur des libertés et des droits restera au pouvoir, les investisseurs étrangers préfèrent le Bénin, le Ghana, le Mali, le Sénégal, etc.
Une partie du port autonome de Lomé, monsieur Gnassingbé Faure, le cupide et le kleptocrate, l'a définitivement vendue à monsieur Vincent Bolloré, le chef de fil de la franc-maconnerie française. Un grand caïman de la finance internationale. Un vieux crocodile de l'argent sale. Un homme d'affaires dragon qui ne traite d'affaires que dans le noir. Le noir absolu. L'autre partie, monsieur Bodjona Pascal qui est guidé uniquement par les intérêts et les appétits de son ventre baleine, l'a offerte gracieusement aux Libanais contre une voiture 4*4 dernier cri pour leurs activités commerciales maffieuses et souterraines au Togo. Ils peuvent donc tout importer au Togo sans payer de taxes. Les Libanais tant décriés en Côte d'Ivoire, au Bénin, en Ouganda, au Nigéria, en République Démocratique du Congo, etc. à cause de leurs activités économiques maffieuses ruineuses des économies nationales, jouissent d'une liberté totale de tout faire au Togo. L'autre partie restante du port autonome de Lomé appartient exclusivement aux enfants de feu Gnassingbé Etienne Eyadêma. Elle est leur rente viagère. Leur propriété privée. Monsieur Gnassingbé Toyi en est le grand gérant. Lui qui n'a pas achevé ses études primaires. Depuis avril 2005, une grande partie des recettes du port autonome de Lomé n'est plus versée au trésor public. Mais sur un compte privé de son gérant à Lomé. Ensuite, il quitte le Togo pour la Suisse.
Sous monsieur Gnassingbé Faure, le Togo est devenu une poubelle et une déchetterie. La capitale des affaires pourries. De la drogue et du trafic des organes humains. Plus personne ne voudra de lui pour un second mandat. La victoire de l'opposition est donc certaine. Certaine si la vérité des urnes venait à être fidèlement restituée dans son intégrité et dans son intégralité. Comme en avril 2005, Gnassingbé Faure le fourbe, s'auto proclamera vainqueur avec la bénédiction et la complicité de la Commission Électorale Nationale Indépendante et la Cour Constitutionnelle grâce aux bourrages des urnes, à la falsification des procès verbaux électoraux, etc. Il appartient aux militaires, gendarmes, policiers, anciens combattants, gardiens de circonscription, bref aux corps habillés dans toutes leurs différentes composantes, dans un sursaut national, de se battre jusqu'au sang pour le respect strict de la vérité des urnes. Mourir pour son pays est un si digne sort qu'on briguerait en foule une belle mort. Mille l'on fait. Mille pourraient le faire. Mourir pour une cause noble et juste, c'est mourir haut. Mourir haut, c'est mourir beau. C'est mourir la palme d'honneur à la main. Comme Feu Tavio Amorin et Agbobli Atsutsé. Mourir devient une gloire quand son utilité sociale sert à une cause libératrice. Il existe des morts qui ne meurent jamais. Ils s'immortalisent et deviennent des icônes.
Tous les corps habillés sont vivement appelés au cas où cela devenait une nécessité, à laver leur uniforme dans le sang pour éviter à notre chère patrie un nouveau hold-up électoral. À César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Donc à Jean- Pierre Fabre ce qui est à Jean-Pierre Fabre, et au RPT ce qui est au RPT. Au FRAC ce qui est au FRAC. Mûs par le patriotisme et le nationalisme, nos corps habillés doivent se poser en s'opposant. En s'opposant à l'injustice, à l'arbitraire, au non-droit et à la non-loi. On les attend du côté de l'opprimé et non de l'oppresseur. De l'usurpé et non de l'usurpateur. De la légalité républicaine et non de l'illégalité et de l'illégitimité. De la majorité silencieuse, pauvres Mozard assassinés, et non de la minorité puissante totalitaire et totalisante guidé par l'exemple merveilleux de Jerry John Rawlings, de Toumani Touré, de Salou Djibo et de tant d'autres.
Le dernier mot pour sauver le Togo appartient aux corps habillés démocrates et patriotes. C'est à eux de chasser du pouvoir monsieur Gnassingbé Faure s'il s'abstenait à refuser de rendre le pouvoir le 04 mars en le perdant. Aux grands maux, les grands remèdes. À cœur vaillant, rien d'impossible. Vouloir, c'est pouvoir. Héroïques, il leur revient de marquer de pierres blanches l'histoire politique de notre pays en le sortant définitivement du cercle vicieux pour l'inscrire dans un cercle vertueux tout en restant au dessus de la mêlée. Aux heures décisives, des actions décisives, posés par des hommes décisifs seront d'une urgente nécessité pour sortir le Togo de la raque.
Nous sommes plus d'un million cinq cent mille Togolais vivant à l'extérieur du Togo. Parmi nous, beaucoup de juristes, d'informaticiens, d'économistes, de gestionnaires, d'enseignants, d'ingénieurs, d'avocats, de techniciens supérieurs, etc., de haut niveau. Plusieurs d'entre nous n'attendent que le changement. Le changement pour sauter dans le premier avion et rentrer définitivement au Togo pour contribuer à sa reconstruction nationale. Chacun dans son domaine de compétence. Avec sa somme d'expérience accumulée à l'étranger et son dynamisme. Rentrer sous le régime liberticide et sanguinaire de monsieur Gnassingbé Faure, c'est signer sa propre mort. Creuser soi-même sa propre tombe. Ce qui est arrivé à monsieur Agbobli Atsutsé peut se reproduire avec tant d'autres Togolais. Surtout à ceux-là qui ne gardent pas leur langue dans la bouche.
Nous lançons un appel vibrant et solennel à vous militaires, gendarmes, policiers, anciens combattants, gardiens de circonscription, de faciliter le retour de vos chers enfants au bercail. Après les élections présidentielles du 04 mars 2010, quand Gnassingbé Faure continuera de s'agripper au pouvoir sans en avoir la légitimité en foulant au pied le verdict des urnes, déterminés, remplis de vaillance, en vrais patriotes, il vous appartient de vous rendre à Lomé 2 pour le déloger et lui réserver le sort fait actuellement à l'ancien président dictateur du Niger déchu A. Tandja. D'avance, pour tout ce que vous ferez pour notre retour merci, merci, merci infiniment.
Allemagne
Serge Maurice