Au moment où nous nous rendons aux urnes, il me plait de vous rappeler humblement combien la partition à vous demander de jouer est très importante, très difficile, mais pas impossible.
Monsieur le proviseur, je me rappelle, élève en classe terminale du lycée Moderne de Sokodé où vous venez de débarquer, nous vous admirions tous pour votre sens de la justice et de vérité. Vous n'hésitiez pas à donner raison à l'étudiant contre le professeur.
Monsieur mon proviseur, vous vous rappelez que vous pestiez souvent contre ces apprentis-sorciers d'alors qu'étaient les Bodjona, Folly-Bazi; Ces jeunes loups d'alors qui faisaient leur classe dans la fameuse et tristement célèbre AMENTO (Amicale des Étudiants du Nord Togo) te mettaient hors de toi quand, au lieu de se concentrer sur leurs études, venaient interrompre nos cours sous prétexte de conseils aux jeunes de lycée; vous aviez raison, d'ailleurs l'un des tourbillons d'alors devrait être exclu de l'Université pour tricherie. N'empêche qu'aujourd'hui il est devenu un tout puissant ministre.
Monsieur mon proviseur, je voudrais vous rappeler vos qualités de croyant pratiquant craignant Dieu et qui n'aime que la vérité et la droiture. Certes, vous aviez ces excès qu'avaient à l'époque vos autres paires, Tétékpoé du 2 Février ou Agbojan du Lycée de Tokoin. C'était "les habitudes de la maison"; cependant vous aviez le sens de l'éthique et de la vérité .je n'ose pas croire que ces qualités qui forçaient notre admiration vous aient quitté.
Monsieur mon proviseur, la Nation togolaise est aujourd'hui à la croisée des chemins; toute la nation a le regard convergé vers vous .L'avenir de la Nation est entre vos mains. Pensez à l' avenir de vos enfants et de vos grands-enfants. Quel pays allez-vous leur laisser?
Le destin vous confie en ce jour la destinée de notre Nation: elle prendra la direction que vous lui aurez donnée. Par votre simple acte, vous pouvez la plonger dans l'abime ou... la sauver à jamais.
Monsieur mon proviseur, en ce 4 Mars 2010,ce n'est ni Faure ou Gil, Ce n'est ni Fabre ou Koffi Yamgnane,ce n'est ni l'armee ou un quelconq transfuge qui nous sauverais mais vous et vous seul.
Monsieur mon proviseur, avant de proclamer les résultats de cette élection, veuillez s'il vous plait méditer cette pensée de Frantz Fanon.: "Chaque génération doit découvrir sa mission; elle doit l'accomplir ou la... trahir".
Qu'allez vous vous faire, Monsieur mon proviseur? Je vous souhaite bon courage et que ALLAH vous assiste.
États-Unis,
Vasio Stone