Ce qui s’est passé au Togo ce jeudi 4 mars 2010 traduit, s’il en est besoin, la détermination inébranlable du peuple togolais à en finir avec le régime RPT. C’est tout simplement un déferlement du jaune dans les urnes. Partout. Même dans les villes et villages supposés être les fiefs du parti au pouvoir, le candidat du RPT a broyé du noir. Le jaune l’a emporté.
Faure Gnassingbé a été battu à plate couture jusque dans “Adéwui” (pour ne citer que cet exemple) un quartier populaire de Lomé, considéré par beaucoup de Togolais comme symbole de la résistance du RPT à la démocratie.
Selon ce que nous avons vu, que ce soit à Lomé, à Notsè, à Agou, à Kpalimé, ou encore à Atakpamé, des localités que nous avons sillonnées dans tous les sens, il sera difficile, très difficile au RPT de se proclamer vainqueur de cette présidentielle. Les informations de premières mains en provenance de Kara et du grand Nord (Dapaong, Mango…) ne sont guères brillantes pour Faure. Partout, le président sortant a empilé débâcles sur débâcles. On peut le dire, son pouvoir a vécu.
S’il y a une chose à conseiller à Faure ce matin, c’est qu’il prenne son courage à deux mains pour décrocher le téléphone et féliciter son successeur, Jean-Pierre Fabre. Au nom de l’intérêt supérieur de la Nation togolaise.
L’alternance est là. Je l’ai vue. J’y crois.
Reste que Taffa Tabiou, le président de la CENI, doit être surveillé de très près.
Dieu bénisse le Togo, Terre de nos aïeux.
Lomé, Togo, 05 mars 2010
Antoine Kodjo Epou