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MARCHE DU 10 JUILLET CONTRE 50 ANS DE NÉOCOLONIALISME FRANÇAIS EN AFRIQUE: INDICATIONS


50 ans de néocolonialisme français en Afrique, ça suffit!

SAMEDI 10 JUILET 2010 à PARIS

Marche de la Place de la République au cimetière du Père Lachaise.

RASSEMBLEMENT:
14 H 30 à la Pl. de la RÉPUBLIQUE, côté Avenue de la REPUBLIQUE

La Plateforme Panafricaine
Contact/Info: ppanafricaine@gmail.com – Tél: 06 03 59 82 46

La célébration du cinquantenaire de la proclamation des indépendances des pays africains par le gouvernement français le 14 juillet 2010 est une imposture. Car, en totale contradiction avec le symbole de pays des droits de l’homme que la France est sensée représenter, ce sont des réseaux mafieux, prédateurs sans scrupule, opérant dans l’ombre que les différents exécutifs français ont déployé et entretenu depuis 50 ans en Afrique.

La colonisation étant devenue officiellement hors la loi à partir des années 60, au grand dam des exécutifs français successifs, ils ont alors mis en place, après avoir soit disant « octroyé » l’indépendance, une forme détournée de colonialisme renforcé: la françafrique. Ceci consistant à placer à la tête des pays africains, à l’occasion de coups d’État ou d’élections truquées, des agents locaux complices, dévolus et dans tous les cas sous surveillance. La protestation des peuples donne lieu à la violence armée et à d’innombrables pertes en vies humaines.

Ce nouveau système tyrannique d’État a ainsi éliminé ou participé à l’élimination, souvent par assassinat, des leaders indépendantistes et des dirigeants patriotes Africains. Parmi ces liquidations: Ruben Um Nyobé (1958), Barthélémy Boganda (1959), Félix Moumié (1960), Patrice Lumumba (1961), Sylvanus Olympio (1963), Outel Bono (1973), Modibo Kéita (1977), Marien N’Gouabi (1977), Thomas Sankara (1987), etc.

L’exode et l’émigration de survie gagnent tout le continent, tandis que la France et l’Europe érigent des barrières et pourchassent les « sans papiers ».

C’est dans un tel contexte que les forces armées africaines, réduites au rôle de gardiennes locales du néocolonialisme, sont convoquées à défiler le 14 juillet sur les Champs Élysées. Il s’agit manifestement de renouveler leur allégeance à l’État français pour la reconduite de cette politique prédatrice les 50 prochaines années…

Ainsi, au lieu d’une commémoration festive de 50 ans d’une indépendance tronquée et détournée, c’est en priorité un bilan sans complaisancequ’il y a lieu de faire. Seul un tel bilan peut permettre de dégager des perspectives pour les relations nouvelles et viables entre ces pays Africains et la France. Telle est notre mission et notre avenir véritables en tant qu’africains du continent et de la diaspora.

Nous appelons la diaspora africaine et tous les citoyens épris de liberté et démocratie à une manifestation à l’issue de laquelle nous présenterons les grandes lignes du bilan ainsi que des perspectives nouvelles.

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