Clôturant les travaux de sa grande rencontre axée sur le thème rassembleur «le Togo, notre bien commun à tous», qui s’est tenue les 24 et 25 juillet 2010 à Bruxelles, le Conseil Mondial de la Diaspora Togolaise a lancé un appel solennel et sans concession sur la situation politique catastrophique de notre pays.
Soucieux de l’Unité et de la Paix du peuple togolais, le CMDT suit avec perspicacité notre actualité nationale. Aussi, se préoccupe-t-il de la dégradation politique croissante de notre pays et interpelle la classe politique togolaise.
En effet, loin de tenir sa promesse de transparence, l’élection présidentielle du 4 mars 2010 a plutôt aggravé la fracture nationale en bafouant la vérité des urnes, décrédibilisant ainsi, pour longtemps, le choix souverain du peuple togolais et l’utilité même du vote au Togo.
À cette situation particulièrement préoccupante, s’ajoute le grave délit d’immixtion permanente de l’Exécutif togolais dans les affaires internes des partis politiques jusqu’à, comble de confusion des pouvoirs, l’injustifiable dissolution du parti OBUTS qui expose à la face du monde, les incongruités de la Justice togolaise et son incapacité à dire le droit.
Que dire alors des violations régulières des droits de l’homme que nos compatriotes subissent sous diverses formes: ... brimades, intimidations, restriction arbitraire des libertés d’expression et de circulation des personnes ainsi que toutes les velléités de retour au parti unique? Le multipartisme au Togo, a-t-il vécu?
Coincé entre deux voisins démocratiques, le Bénin et le Ghana, le Togo ne saurait rester le corridor perpétuel de tous les délits, où l’injustice et l’impunité règnent depuis trop longtemps. Le Conseil Mondial de la Diaspora Togolaise demande que tout cela cesse!
Convaincu que c’est l’État de droit qui libère toutes les énergies de tous et qui permettra aussi à tous les Togolais de prendre leur part à l’effort de développement et de création de richesses au Togo, le CMDT, plus que jamais aux côtés du peuple togolais, invite tous les acteurs politiques de notre pays, sans exception, à opter pour la raison qui place au dessus de tout, «le Togo, notre bien commun, à tous».
Le développement? D’accord! L’intérêt général? Bien sûr! Mais l’État de droit, d’abord!
Fait à Lille, le 8 août 2010
Pour le Conseil Mondial de la Diaspora Togolaise,
Dr Martin Amouzou
Coordinateur Général