Chef Aklassou Assou III, Héritier de toutes les familles de Bè
Saccages des biens du sieur Edoh Klousse, ce mercredi 09 février 2000 à 9h 45
Au moment où l’homme en soutane et son équipe courent de gauche à droite pour boucler sa mission, certains chefs traditionnels nourris d’une avidité incontrôlée ne cessent de déposséder leurs sujets de leurs héritages, de les déloger, encore l’un des caractères qui va à l’encontre de la politique de la réconciliation. Des cas comme celui de Edoh KLOUSSE chassé avec sa famille manu militari il y a plus de douze ans (12) dans sa propre maison en complicité avec le Chef canton de Bè, l’affaire que le tribunal n’arrive toujours pas à trancher, risquerait de provoquer une désunion entre la communauté Bè si le Ministère de l’administration territoriale dans sa compétence ne réagissait pas.
En effet, le lot du terrain N° 127 d’une superficie de 13 a 47 ca est une parcelle sise à Bè– Hounvémé au lieu dit «Gahahamé» au bord du boulevard Félix Houphouét Boigny, en face de l’ancienne station Texaco en allant à Akodésséwa, est offert avec une attestation de confirmation de donation en brevet à l’appui à Feu Kloussé, père Edoh Kloussé, par son ami intime et travaillant ensemble avec Sovon Assoule de son vivant.
Arrivé à un moment de sa vieillesse, Kloussè, le père menacé par une maladie, ne pouvait plus sortir. Il a un jour reçu la visite du chef canton de Bè Aklassou Assou III qui lui disait qu’il est informé de son état de santé, donc il a bien jugé de passer le saluer. Klousse lui répondait qu’il a bien fait de venir car depuis qu’il est intronisé dans sa devanture, il ne l’a plus vu. Au cours de leur causerie, le chef lui ajoutait: grand frère, comme ta santé ne va pas toujours, fais tout pour établir le plan de ta maison. Et l’autre lui recommandait de le lui envoyer par l’intermédiaire de son fils Edoh, qui était à côté même d’eux quand ils causaient, plus une somme d’argent et une boisson afin de l’aider à l’officialiser et par la suite faire les autres papiers nécessaires de la maison. Comme étant prévu Kloussè a envoyé le levé de la maison qui date de 1976 plus un whisky Cointreau. Les démanches en cours, Kloussè a succombé (en 1980). Malheur, malheur. Une fois ses cérémonies de funérailles achevées, son fils Edoh est allé voir le chef canton pour le retrait du levé qu’il lui a remis, selon la propre version de l’intéressé, celui-ci a refusé en lui adressant qu’un enfant n’aborde pas le chef avec un problème de terrain. Rappelez-vous que le même chef ensemble avec les frères et sœurs du Feu Kloussè, sont passés à la vente du terrain familial du père de Kloussè. Ce qui a vite éveillé Edoh Kloussè à mettre les sages et les hauts cadres de Bè au parfum de ce retrait problématique, qui ont eux aussi abordé le chef. Ce dernier leur a répondu de ne pas le gêner avec ce sujet de maison litigeuse. Après tous ses recours infructueux, notre fameux héritier lui a rédigé une lettre suivie d’accusé de réception le 18 janvier 1996 qu’il a évidemment reçue et déchargée le 16 février 1996. Sans l’avoir répondue, pour quelle raison? Personne ne sait. Une seconde lui est encore envoyée le 17 juillet 1996 qui a été finalement renvoyée par la poste de télécommunication de Bè pour motif que celui-ci a refusé de la recevoir. Après, ce chef a convoqué Edoh Kloussè au ministère de l’intérieur en présence du Feu Commissaire Houssinou. C’est de là qu’ont commencé les menaces mais il n’a pas baissé les bras. Et sur le champ, le chef demandait au Commissaire de le voir pour qu’on lui cède une partie de la maison pour vendre et régler une dette. Une histoire qui abâtardit l’ensemble de ces personnes intronisées en qui le peuple voyait une certaine noblesse et justesse. Ce serait pitoyable, si la convoitise, le désir ardent et insatiable conduisait les gens jusqu’à avilir le trône royal. C’est ici que la délégation des sages comprendra pourquoi celui-ci avait refusé catégoriquement quand elle avait décidé que Kloussè Edoh et sa famille regagnent leur domicile, encore sur qui il comptait pour affirmer que lui aussi est là pour voir si le tribunal peut trancher cette affaire en la faveur de Edoh Kloussè.
Le chien aboie la caravane passe. Malgré sa résistance, la maison est quand même vendue à un certain Yao Blaise Amblassou, Fondateur de l’Établissement ‘‘DJIDODO" et vendeur de motos à Lomé par le chef et son frère Koassi Aklassou décédé le 03 mai 2002 à la Prison Civile de Lomé suite à une arrestation d’une vente illicite d’un terrain. Edoh Kloussè, chassé manu militari de la maison qu’il selon le droit a héritée de son père, a vu ses chambres cinq (5) pièces en dur, de briques de plus de dix tonnes, son installation électrique aussi une quantité de sable de mer de six (6) camions saccagées un beau matin. Ceci est une grande honte pour ceux qui crient sous d’autres cieux que le droit de l’homme est beaucoup plus respecté au Togo. Devant l’opposition de l’héritier, ‘‘l’acquéreur" s’est fait appuyer par des forces de sécurité, surtout un de ses frères officier qui venait souvent menacer les récalcitrants qui revenaient sur le lieu et aussi des huissiers pour s’y rendre en vue de commencer une nouvelle clôture et d’y poursuivre des travaux de construction. Vu l’allure avec laquelle ces travaux allaient, Edoh Kloussè est passé par des huissiers qui ont sommé Amblasso de cesser les travaux. Pourtant les activités ont plus tard recommencé dans cette maison litigeuse sans aucune décision de la part de la Justice. ‘’L’acquéreur" aidé par le chef, s’est battu jusqu’au dernier souffle pour obtenir son titre foncier dans un délai illégal de quatre (4) mois du premier procès que le propriétaire réel de la maison a intenté contre lui. C’est ainsi qu’on lit dans le document: le 21 décembre 1999 le jour de la sortie de la décision et sur le titre foncier; 20 avril 1999, la date de sa délivrance. Quel est ce pays dans lequel nous vivons où les forts piétinent les faibles, où les riches manipulent le tribunal pour déloger les pauvres? C’est l’occasion aux institutions étatiques, et aux organismes de droit de l’homme sur le territoire et amis de se lever pour mettre fin à ces actes de violation de droit de l’homme contre les pauvres pour que vienne une véritable tranquillité d’âme, la paix sur le sol togolais. Suivons alors ce qu’a été mentionné sur ledit bordereau analytique de la maison illicitement vendue «un immeuble urbain non bâti consistant en un terrain». Où sont alors partis les chambres et les autres bien endommagés de Edoh Kloussè? Sur le même feuillet était noté: «Le terrain est bâti et comporte des ruines des bâtiments en dur et en banco à usage d’habitation», les deux passages qui déjà se contredisent. Le lot litigieux reconnu comme étant la maison de la collectivité Sovon est encore confirmé par l’acte de donation en brevet que ladite collectivité avait délivré. Il est aussi écrit sur le feuillet que: «Le jugement confirmatif de vente N° 245 / 98 délivré le 17 / 04/ 98 par le tribunal de la première instance de Lomé appuyé par un certificat de non opposition ni d’appel N° 50/99 du 22/02/99 que le terrain est libre de toutes charges» ce qui va à la violation ou met en désuétude l’ordonnance du 16 décembre 1996 du jugement N° 607 que le même tribunal de la première instance de Lomé bien sûr a rendu du même litige.
En effet, le sieur Edoh Kloussè a saisi la justice de Lomé concernant ce problème de maison entre lui et le chef canton et sa collectivité Aklassou. À cause de l’absence à plusieurs reprises des accusés, ont ordonné Maître Yawa Sika Yovo et Edem Kouassi Kavege le sursis à tous les travaux de lotissement et de partage du terrain objet de litige en attendant que le tribunal sitatue sur le fond. Quelques mois après, ladite collectivité a apporté la même affaire au tribunal de la même instance (Première Instance) au lieu d’interjeter un appel, qui a encore fait sortir une seconde ordonnance du jugement N° 209 du 28 / 01/98 dépossédant finalement le sieur Edoh Kloussè de son héritage. Or l’année suivante le journal ‘‘Togo – Presse" N° 5628 du Lundi 11 octobre 1999 dans son communiqué déclare que la collectivité Aklassou Adela a le plaisir de porter à la connaissance du public que suivant l’acte notarié en date à Lomé du 20 Août 1999, Monsieur Aklassou Koassi n’est plus son mandataire; il est remplacé par les personnes dont les noms suivent: Togbui Aklassou Assou, M. Aklassou N’Dé Koffi Kokou, M. Avuletey Kodzo qui sont les nouveaux mandataires de ladite collectivité. Alors pour quelle raison? N’est – ce pas à cause des ventes illicites? Il ressort que les actes de l’ex - mandataire sont viciés. Le sieur Edoh Kloussè a interjeté appel et le dossier est passé en plusieurs audiences à savoir: Celle du 25 mai 2000, celle du 22 septembre 2005, celle du 23 mars 2006, celle du 28 mars 2006, celle du 18 janvier 2007, celle du 17 avril 2007, celle du 14 août 2007, celle du 12 décembre 2007, celle du 15 avril 2008,celle du 15 juillet 2008 et en fin celle du 29 juillet 2008 auxquelles le chef et sa collectivité n’ont jamais répondu.
Actuellement, les travaux évoluent dans cette maison litigeuse au nom d’un monsieur Gilbert Agbagbatin, Béninois, directeur d’une maison de transit ‘‘Jeune Trans", vendeur de motos à Lomé qui est entre temps impliqué dans les affaires de chèque sans provision à la douane togolaise qui se réclame le propriétaire. Il affirme souvent que cette maison il l’a achetée à la justice et qu’il a dépensé des millions à tous les départements du tribunal pour l’acquérir, même les gens du quartier sont aussi dedans et qu’il ne trouve personne qui puisse la lui retirer. À l’heure où nous parlons le sieurs Edoh et sa famille se promènent dans le maquis, faute de domicile fixe. Nous lançons un appel aux organismes de droit de l’homme: la CNDH que nous félicitons d’abord pour son travail, la LTDH, l’ATDH, CACIT, ACAT, le REJADD et l’ODDH, pour sauver la vie de cet héritier dépossédé de ses biens, qui encore subit des menaces pouvant mettre sa vie en danger.
Une partie des tonnes de brique dans la maison
Togo,
Mouvement SOS Togo
Références:
Communiqué dans "crocodile" n° 351 du 26 Nov.1998 p8
Communiqué dans "crocodile" n° 359 du 24 Déc.1998 p8
Communiqué dans "crocodile" n° 360 du 28 Déc.1998 p8
Communiqué dans "Togo - Pressse" n° 5628 du 11 Oct.1999 p8
"crocodile" n° 402 du 10 juin.1999 p4
"crocodile" n° 405 du 24 juin.1999 p3
"l’Agora du Démocrate" n° 008 du 02 Nov.2006 p5
"l’Agora du Démocrate" n° 010 du 17 Jan.2007 p4 ( Fond noir)
"Liberté" n° 873 du 22 Déc.2010 p7
"Liberté" n° 887 du 18 Jan.2011 p6
"Le Nouveau Réveil" n° 47 du 27 Sept.2011
"L’independant Express" n° 194 du 17 Jan.2012 p6
"Le Nouveau Réveil" n° 55 du 17 Fév.2012 p5