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NOUS METTONS EN GARDONS LES PAYS RÉFRACTAIRES QUI N'APPROUVENT PAS LES SANCTIONS


Nous mettons en garde les pays réfractaires qui n'approuveront pas aujourd'hui au Conseil de Paix de l'UA l'application des sanctions contre les officiels togolais. Il s'agit notamment des pays suivants: le Ghana, le Gabon, le Congo Brazza, le Cameroun, la Libye. Ces pays, par leur acte, contribueront à faire régresser l'Afrique. Pire encore, ces pays seront tenus responsables de la dégradation totale de la situation pouvant parfois conduire à la guerre civile. Et leur faute serait tout simplement le fait de ne pas vouloir s'aligner sur la majorité pour enclencher l'application des sanctions contre les officiels togolais et ce qui ferait régler de façon pacifique la crise au Togo. Il n'y a pas de raisons que ce que toute l'opinion internationale a condamné comme coup d'État, il y ait encore des pays qui hésitent à se rallier à la même cause pour faire avancer les choses.

De la composition des pays réfractaires, nous ne sommes pas du tout étonné car chacun d'eux a son histoire ce qui les oblige à plus de réserve sur le cas du Togo. Mais ils doivent savoir que les temps ont changé. Gnassingbé Eyadema n'est plus et il faut s'en rendre à l'évidence et préparer l'avenir conformément à l'environnement international. Analysant un peu le motif qui pousse ces pays à plus de clémence à l'égard des Gnassingbé, on se rend compte que ces pays pris individuellement, ont bénéficié peut-être ou pas des largesses de la famille Gnassingbé, comme le Ghana de John Kuffor qui a bénéficié de l'appui de Gnassingbé Eyadema pour arriver au pouvoir. Pour la Libye, il s'agit d'un pays qui ne veut pas entendre parler d'élections, et Khadafi a peut-être peur qu'après son décès, ses enfants seront aussi interdits du pouvoir. Pour le Gabon, le Cameroun et le Congo Brazza qui sont des pays soutenus par la France comme le Togo; il y a donc la peur que si la France lâche le Togo, alors ce sera fini pour eux aussi. Donc il faut dire que ces trois pays sont en quelque sorte le relais du néocolonialisme français en Afrique.

Nous devons être fiers du travail que font aujourd'hui le malien Alpha Oumar Konaré et le nigérian Olussegun Obasanjo. Ils donnent aujourd'hui une voix à l'Afrique, ils veulent affirmer aujourd'hui la voix de l'Afrique sur la scène internationale, et cela est louable et mérite le soutien de nous tous.

Tenez vous bien, l'Union Africaine est la plus grande organisation continentale au monde avec 53 États membres. Nous ne devons plus rester à la traîne, ni de la France ni de la Grande Bretagne, ni de l'Allemagne ni des USA. Alpha Oumar Konaré et Olussegun Obassanjo affirment aujourd'hui l'identité de l'Afrique à travers ce conflit du Togo. Et comme c'est par le Togo qu'est arrivé pour la première fois en Afrique un coup d'État sanglant coûtant la vie à un chef d'État alors en exercice, nous osons croire que par le Togo, le spectre des coups d'État s'éloigneront définitivement de l'Afrique. La fermeté et la vigueur de l'interview de M. Alpha Oumar Konaré expriment la volonté d'en finir avec les coups d'État, et nous espérons que le départ de Faure Gnassingbé n'est qu'une question d'heure.

Nous espérons que le bon sens du Ghana, du Gabon, du Cameroun, de la Libye et du Congo Brazzaville feront aboutir un bon résultat suivant les aspirations du peuple togolais et suivant le vœu de la communauté internationale.

La lutte continue jusqu'au départ de Faure et sa bande de voyous soucieux de leur ventre au détriment de tout un peuple!
L'heure a sonné. Il y a un temps pour le règne et un temps pour le déclin. C'est le déclin de la famille Gnassingbé.


Bruxelles Belgique, 24 février 2005
Junior Abbey

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