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LE TOGO ET LA PROSTITUTION JEUNE: UNE SITUATION QUI DÉCIME LES JEUNES FILLES ET LES FEMMES. QUELLES PERSPECTIVES ENVISAGÉES PAR LE GOUVERNEMENT TOGOLAIS?


La prolifération de la prostitution jeune au Togo et surtout dans la ville de Lomé, a atteint une grande ampleur. Sur ces jeunes filles, il s’est accentué de graves conséquences d’abord sur leur innocence d’être atteintes de certaines maladies graves et certains cas dégradants de leur santé physique. Malheureusement, la plupart d’entre elles sont des mineures et continuent cette activité à la dérive. Cette situation détruit et nuit à la femme dans la société en général. Cette situation est également pour le freinage du développement de la femme elle-même. En effet (…), les interventions de l’État en matière de promotion et de protection des femmes sont quasi inexistantes. (…) Aucune mesure, ni loi ou dispositions pratiques n’ont été prises pour améliorer cette situation.

L’État togolais prendra t-il en compte cette situation qui ravage et détruit abondamment notre société féminine? Les pratiques de mariages précoces et forcés sont répandues sur toute l’étendue du territoire. De même, le harcèlement sexuel en milieu scolaire et extrascolaire atteint des proportions endémiques au Togo, sans susciter la moindre réaction du gouvernement. Cette situation aboutit souvent à des grossesses non désirées, mettant un terme à la scolarisation et à la formation professionnelle des filles. Ce ci permet de penser que la loi du 16 mai 1984 protégeant les filles scolaires et les apprenties, est tombée en désuétude. Cette société jeune se livre elle-même pour subvenir à ses propres Besoins, au manque des moyens excessifs, une conséquence grave qui entraine cette prostitution jeune à la dérive. L’état des pauvretés s’aggrave dans une telle situation où survivre et de subvenir à ces propres besoins vont de soi. Alors une intention de «sauve qui peut» s’impose. Par exemple, le règlement des dettes plongent certaines personnes dans cette réalité de prostitution. Une preuve de mauvaise conscience car la solution n’est pas là.

Une forte nécessité à cette société féminine pour l’État togolais est de freiner cette situation destructive et nuisible. Le freinage permettra certains développements et l’évolution de la femme, l’épanouissement de celle-ci. Tous pour une stabilité normale pour des femmes au Togo. Je proposerai à l’État togolais certains apports de solutions afin de combattre contre cette prostitution jeune accentuée et fréquente qui prend de l’ampleur tout en détruisant surtout notre société féminine. Tout cela pour la promotion et la protection de la femme. Quelques cas:

Femme et pauvreté
Pour sortir de l’impasse de la crise économique, le gouvernement doit mettre sur pied un programme national de lutte contre la pauvreté. Par ailleurs, les initiatives de micro finances doivent également émerger des associations pour les femmes telles que le financement des microcrédits aux courtes termes avec une suivie d’activités, etc. Ces actions auront pour objectifs de permettre aux femmes d’accéder aux capitaux afin de mener des activités génératrices de revenus ou de leur permettre d’améliorer leurs investissements commerciaux. Ce qui démontrera que toutes les catégories sociales de femmes seront prises en compte. Une motivation consciente de cette société jeune sera le but à atteindre.

Éducation et formation des femmes
Dans le domaine de l’éducation et de la formation, l’État doit adopter une politique sectorielle de l’éducation en général en mettant l’accent surtout sur l’éducation des filles. Il doit encourager de nombreuses organisations de s’investir entre autres dans la formation des femmes. Bien plus, il doit intervenir pour mobiliser les femmes à adhérer aux chambres régionales des métiers. Il doit subventionner les associations qui offrent des microcrédits généralement à leurs appuis avec des formations en gestion, la formation technique et gratuite pour la production. Il doit sensibiliser pour la promotion des femmes, à légalité des chances et à plus d’accès au travail public. L’initialisation des séances d’alphabétisation à l’endroit de ces femmes sur toute l’étendue du territoire.

Violences à l’égard des femmes
L’État togolais, sensible aux problèmes liés aux violences faites aux femmes, doit élaborer un programme visant à lutter contre ces violences. Ce programme doit se concrétiser d’avantage par des actions de sensibilisation, d’information, de formation et d’élaboration de supports pédagogiques sur toute l’étendue du territoire. Il doit passer à l’intensification de la sensibilisation sur le harcèlement sexuel, avec la mise en place de comités SOS filles dans les établissements scolaires et la formation de leurs membres. Il doit aussi réglementer le cadre des forces de l’ordre qui sont d’habitude les prédateurs de ces femmes et filles.

Femme et économie
Il est à noter que sur le plan de l’économie, le gouvernement n’a pas progressé. L’accès des femmes aux ressources financières ainsi qu’aux moyens de production, la formation, etc. n’ont pas fait l’objet d’efforts de l’État qui seront situés plus dans le cadre de la lutte contre la pauvreté. Il doit subventionner et financer dans ces domaines pour la favorisation à l’intégration des femmes au développement économique et à l’égalité des chances. Il devra se préoccuper davantage de la pauvreté et prendre toutes les mesures nécessaires (politiques, législatives, techniques et financières) pour améliorer le pouvoir d’achat des femmes et leurs accès aux moyens de production.

Femme et santé
L’État devra équiper les formations sanitaires construites, pour les rendre plus opérationnelles. Il devra également mettre au point et réaliser une politique nationale de santé en mettant l’accent sur l’hygiène, l’assainissement, l’accessibilité de tous les citoyens aux soins qualitatifs. Concernant la prise en charge des personnes vivant avec le VIH SIDA, l’État devra assurer la disponibilité et la gratuité des antirétroviraux.

Femme et prise de décision.
L’État devra également favoriser la promotion des femmes à la prise de décision par la nomination d’un important contingent de femmes qualifiées à des postes publics ou politiques de responsabilités. Il devra aussi favoriser et multiplier la formation des femmes à tous les niveaux, et spécialement à travers les différentes structures de base.

Les droits fondamentaux des femmes
Les mesures seront prises par l’État pour assurer l’effectivité des lois et conventions auxquelles le Togo a adhéré. Un accent particulier devra être mis sur la mobilisation des acteurs judiciaires et extrajudiciaires pour assurer la répression des auteurs de violation des droits des femmes et des filles, et la prise en charge médicale et psychologique de ces dernières….

Plusieurs cas ont été relevés comme difficultés premières pouvant retarder la promotion des femmes. Ils doivent être pris en compte en tant que facteurs susceptibles de paralyser les efforts consentis en vue du mieux-être de la femme tant sur le terrain qu’au niveau des décideurs et acteurs. S’agissant des opportunités, les organisations ont relevé l’existence d’une sensibilité plus accrue des politiques concernant le sujet de la promotion des droits des femmes. Elles font observer la forte mobilisation des femmes elles-mêmes, soit par le biais de leur adhésion aux coopératives d’épargne et de crédit, soit par la création d’associations, ou par leur intérêt pour les sensibilisations juridiques, sanitaires. Cet intérêt des femmes pour trouver des solutions à leurs contraintes démontre leur prise de conscience. La multiplicité des organisations impliquées dans la promotion de la femme a aussi été identifiée comme étant un atout permettant de renforcer la mobilisation sociale et de toucher rapidement une quantité notable de femmes.

J'exprime vivement mes vœux au changement par rapport aux comportements inconsidérés à l’égard des femmes togolaises et partout dans le monde. Il est à noter avec dignité qu’une nation est composée de ces deux genres humains: l’homme et la femme. Alors, pourquoi ignorons-nous leur présence dans notre société. Prenons plutôt en compte leur existence, car la promotion de la femme et son épanouissement est aujourd’hui une cause essentielle pour le développement de notre pays. Face à l’égalité des chances qui leur sera accordée, la femme occupe et occupera un rang important dans notre société. Une chance formidable au changement pour le développement politique et démocratique de notre pays le Togo et pour la Femme togolaise elle-même …

Pour les mêmes causes, la lutte continue…


Fait en France, 18 octobre 2006
Combey Fumey

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