Chers concitoyennes, concitoyens et tous ceux qui de près ou de loin liront ce texte; permettez moi de vous présenter mes vœux de bonheur pour cette année 2008.
Permettez moi aussi de faire une mis au point concernant ce texte: Je ne voudrais faire
ni le jugement, ni l'apologie d'une époque, d'un personne ou d'un groupe de personne et
même d'un parti politique. Je voudrais seulement, fort de mon vécu de plus de quatre décennies
faire une synthèse pour parvenir à une vérité et par dessus tout toucher la conscience de mes concitoyens afin de dégager une synergie; car je convaincu que DIEU le père céleste nous a
tous dotés d'une intelligence et d'une sensibilité; alors faisons en sorte que le Peuple togolais souffrant et meurtri puisse profiter de ces diversités positives...
Depuis l'indépendance jusqu'à nos jours, l'histoire de notre pays a été jalonné de tumultueux
évènements (à tel point) que ceux qui avaient lutté pour l'accession à la souveraineté internationale, auraient regretté la tournure des choses.
Parfois, je me pose la question de savoir quand est ce que le Peuple togolais finira "sa traversée du désert"? Dans ma recherche de réponse, il m'arrive de m'interpeller moi- même; et
à travers moi, tout le Peuple togolais en général et surtout la Diaspora en particulier qui, dans cette situation que traverse notre peuple, jouit de plus de liberté d'expression. Au lieu que cette
liberté soit en faveur du peuple, bien au contraire; notre Diaspora vit plutôt dans l'inertie.
Au vu de ces constats, je voudrais exhorter toutes mes sœurs et tous mes frères de la diaspora
à sortir de cette catalepsie, cette léthargie, dans laquelle nous semblons prolonger depuis
des années et qui aujourd'hui devient préjudiciable pour notre peuple...
Très chers, considérons tout ce que notre nation a traversé de par le passé jusqu'à ce jour comme un patrimoine, un héritage qui devrait nous guider à établir de nouvelles stratégies dans la lutte vers la renaissance démocratique à laquelle aspire notre peuple. À chacun de nous, l'heure est à une rétroaction, laissant derrière la torpeur qui nous a toujours animés, se redonnant mutuellement confiance pour la conquête de la liberté.
N'ayons pas peur, prouvons à ceux qui nous font peur que nous ne voudrions plus des combats de personnes; plutôt des combats d'idées et surtout nous voudrions les considérer comme des adversaires et non des ennemis: seul moyen de ne plus faire parler, les armes mais l'intelligence dont nous avons été doté par le créateur.
TOGOLAIS VIENS BÂTISSONS LA CITÉ.
Genappe, Belgique, le 23 janvier 2008
Kokou Mawuvi