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Vague d'arrestation dans les rangs de l'UFC: Jean-pierre Fabre, le secrétaire général et 40 Militants du parti de Gilchrist Olympio arrêtés

(Diastode.org,  Lomé, Togo,   12 mai 2003)


Jean-Pierre Fabre, secrétaire général de l'UFC, a été arrêté ce dimanche 11 mai 2003 à Lomé, aux environs de 20 heures TU, et conduit à la sûreté nationale à Lomé.

Des sources proches du parti indiquent qu'une dizaine d'hommes en tenue et fortement armés (exception faite d'un seul parmi eux) s'étaient introduits dans son domicile sis au quartier populaire de Kodjoviakopé et lui ont demandé de les suivre pour "répondre à une interrogation".

"Cette arrestation arbitraire, comme celles opérées ces jours-ci, vise simplement à intimider et à réduire au silence toute voix dissidente à l'approche des élections, comme ce régime en est coutumier." a indiqué un communiqué du parti depuis Paris.

Le parti de Gilchrist Olympio qui vient d'être mis hors course pour la présidentielle du 1er juin, a annoncé ce vendredi que son Secrétaire général Jean-Pierre Fabre, dont le domicile a été encerclé jeudi matin par des éléments en tenue, "a dû quitter le Togo pour raison de sécurité". Mais l'intéressé, joint par la suite, a déclaré qu'il ne se reproche rien et n'entend pas fuir le pays.

Par ailleurs, 40 militants du parti ont été arrêtés, le samedi 10 mai 2003, au quartier Doulassamè (Lomé). Une centaine de gendarmes ont pris d'assaut le domicile où ces militants tenaient leur réunion hebdomadaire.

Selon un autre communiqué rendu public à ce propos, l'Ufc considère que "ces arrestations constituent tout simplement de nouvelles violations des droits constitutionnels des citoyens et de la charte des partis."

"A l'approche d'échéances électorales, poursuit le communiqué, le pouvoir multiplie les intimidations et les manipulations pour justifier la répression," avant d'assener: "Ainsi que le signale le dernier rapport d'Amnesty international, «ces faits illustrent la volonté des autorités togolaises de réduire au silence, par l'intimidation et par la force, toute voix dissidente à quelques semaines de l'élection présidentielle de juin 2003»."

Pour l'Ufc, "nous allons assister le 1er juin à un simulacre d'élection. L'UFC interpelle la communauté internationale et notamment la France pour que des pressions soient exercées sur le gouvernement togolais afin qu'il respecte les droits humains."

Il faut noter que ces arrestations surviennent juste après que Lomé ait été secouée par une vague de violence où quatre stations d'essences Total ont été attaquées, dont une brûlée. Aussi, le restaurant français Okavango a été secouée par une déflagration.

Trois personnes arrêtées et présentées à la Télévision d'État, n'ont impliqué aucun responsable de l'Ufc, mais prétendent être "envoyés par un certain Assimata qui leur a promis une bonne place quand les choses changeront dans le pays."