La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) du Togo vient de recommander à la Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de la communication (HAAC) la levée de la "suspension définitive" qui frappe les éditoriaux et commentaires du journaliste Daniel Lawson Drackey sur la radio privée NANA FM.
«La CNDH, réunie en session plénière recommande à la HAAC la levée de la suspension définitive qui frappe les éditoriaux, billets, réflexions, commentaires ou analyses du journaliste Daniel Lawson-Drackey sur radio Nana FM», lit on dans un avis de la commission dont APA a obtenu copie.
Selon la CNDH, la décision est abusive et viole le droit à l’information et à la liberté de presse par le fait qu’elle empêche à tort un journaliste d’exercer librement son métier qui est par essence le droit d’informer.
«Cette décision porte atteinte aux droits de l’Homme», affirme la CNDH.
Dans une décision et se basant sur des dispositions de sa Loi Organique qui stipule que la Haute Autorité peut suspendre définitivement un programme ou une partie d’un programme en cas d’inobservation de ses recommandations, la HAAC a décidé «la suspension définitive des éditoriaux, billets, réflexions, commentaires ou analyses» du journalistes Daniel Lawon Drackey sur la radio privée NANA FM.
L’organe de régulation a indiqué avoir reçu et demandé à plusieurs reprises aux responsables de la radio d’arrêter la diffusion des réflexions.
Pour la CNDH, la HAAC n’a pas apporté la preuve des éléments substantiels justifiant la violation alléguée.
La HAAC est dirigée depuis octobre 2005 par Philipe Kokou Mawoussi Evégnon qui avait travaillé comme journaliste dans différents journaux privés du Togo et avait été lui-même arrêté en juin 2003, pour «tentative de diffusion de fausses informations».