L’universitaire togolais Ayayi Togoata Apedoh-Amah a déclaré dans un entretien à APA que le décès de l’écrivain Martiniquais Aimé Césaire «est une grosse perte pour l’Afrique en ce sens qu’il était «un modèle d’intellectuel rigoureux».
Pour lui, Césaire a écrit des «ouvrages essentiels» dans le contexte de la colonisation.
«Contrairement à certains de ses compères qui ont été un béni oui oui du colonialiste français, Césaire a eu des positions beaucoup plus rigoureuse quant à la colonisation. Sa capacité d’analyse, son honnêteté, et surtout la puissance de son écriture, font de lui un grand homme», a-t-il dit.
Apédoh-Amah a salué chantre de la Négritude dont l’œuvre Discours sur le colonialisme a été «un travail de réhabilitation de l’homme noir».
«Quand j’apprends que les autorités togolaises vont lui rendre un hommage, je me dis que c’est étonnant puisque nos dirigeants n’ont jamais rendu hommage à un écrivain ou à un artiste togolais. Mais Césaire le mérite», admet-il.
Selon lui, Aimé Césaire est un exemple à suivre car, il a «profondément marqué la jeunesse africaine» et tant les hommes de lettres que les politiques africains sont unanimes à reconnaître les valeurs de cet homme.
Aimé Césaire, figure emblématique du monde noir, est décédé jeudi dernier à 94 ans au CHU de Fort-de-France en Martinique.