Un défilé militaire et civil a marqué dimanche le 48e anniversaire de l’indépendance du Togo alors que le principal parti de l’opposition organisait une parade dans les rues de Lomé.
Le défilé d’une durée d’environ trois heures qui s’est déroulé en présence du Chef de l’État togolais, Faure Gnassingbé, a vu le passage des différents corps de l’armée nationale, des représentants des préfectures du Togo et des groupes folkloriques.
Un détachement de l’armée du Ghana a aussi pris part à la parade.
Pendant ce temps, des militants de l’Union des forces de changement (UFC), le principal parti de l’opposition togolaise, marchaient dans les rues de Lomé avec en tête de cortège leur leader, Gilchrist Olympio fils du père de l’indépendance du Togo, Sylvanius Olympio.
La procession partie d’une église à l’issue d’une messe, s’est achevée à la plage de Lomé où une réjouissance populaire a été organisée.
Les autorités togolaises qui avaient souhaité une célébration sobre de la fête de l’indépendance du Togo cette année, s’étaient opposées cette semaine à l’organisation des manifestations parallèles par l’UFC.
Pour Pascal Bodjona, ministre togolais de l’intérieur, ces manifestations de l’UFC constituent «un acte de provocation traduisant une défiance à l’égard des autorités qui, dans le même temps sont en train d’exécuter le programme officiel du 27 Avril».
«Nous n’accepterons pas les provocations comme le pouvoir veut nous le faire croire», a lancé Jean Pierre Fabre, le secrétaire général de l’UFC qui a ajouté: «Nous n’acceptons pas ces interdictions que nous considérons comme de l’arbitraire le plus absolu».