Une table ronde avec les partenaires en développement pour la mobilisation des ressources pour l’achat des médicaments Antiretroviraux (ARV) afin d’assurer le traitement des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) au Togo a réuni mercredi soir les autorités togolaises et les représentants de des bailleurs de fonds dont le Fonds Mondial de lutte contre la SIDA.
«Au Togo, la riposte nationale contre le VIH souffre d’une insuffisance chronique de financement», a déploré Paloukinam Pitché, directeur du Programme National de Lutte contre le SIDA au Togo.
Les différents partenaires en développement du Togo ont, à l’issue de la rencontre de mercredi, promis soutenir le pays dans le cadre de prise en charge des PVVIH.
«Le Fonds Mondial s’est engagé à maintenir les personnes sous ARV jusqu’à fin mars 2009 ce qui est une contribution additionnelle de 700 000 dollars en plus des opérations actuellement en cours, et permettent de garder les sous ARV les 2300 personnes qui sont déjà prises en charge en attendant l’arrivée d’un nouveau round», a déclaré à APA Mabigué Ngom, responsable Afrique de l’ouest et centrale du Fonds Mondial de lutte contre la SIDA.
«En plus de cette contribution additionnelle, le programme Corridor Abidjan-Lagos permettra de prendre en charge des personnes additionnelles qui ont besoin d’ARV», a ajouté Ngom.
Au Togo, le taux de prévalence du VIH/SIDA est de 3,2% et le nombre estimé de PVVIH est de 110 000 et selon le Programme National de Lutte contre le Sida (PNLS), 12 865 personnes sont éligibles pour les ARV en 2008.
Le taux de couverture thérapeutique est de 33 % avec un total de 8 865 PVVIH actuellement sous ARV dans le pays selon des statistiques de mars 2008.
«Le nombre de patients en attente de traitement ARV s’établit à 4 000 et le nombre estimé de PVVIH nécessitant un traitement ARV est de 26 232 en 2007», a expliqué le professeur Paloukinam Pitché.
Selon lui, les ARV sont gratuits au Togo depuis le 1e octobre 2007, pour ceux qui sont subventionnés par le Fonds Mondial et le Conseil national de lutte contre le SIDA (CNLS) du Togo.
«Cette gratuité concerne 66,3 % des malades actuellement sous traitement», a encore dit le Pr Pitché.