Une grande animation règne depuis quelques jours devant plusieurs kiosques de vente de céréales installés dans les quartiers de Lomé, par les autorités pour offrir du maïs à la population à un prix abordable, a constaté APA dans la capitale togolaise.
L’opération qui fait partie des mesures prises face au phénomène de la cherté de la vie est organisée par l’Observatoire pour la sécurité alimentaire au Togo (OSAT) qui, à l’initiative des autorités togolaises, procède à la mise en vente de près de 7000 tonnes de céréales sur le marché local.
«Nous organisons avec l’aide de l’État togolais des ventes de proximité et le maïs est vendu à 400 francs CFA le bol alors que dans les marchés, le bol est entre 750 et 800 francs», a dit dans un entretien à APA le Lieutenant Colonel Ouro Koura Agadazi, directeur de l’OSAT.
Les kiosques à céréales sont pris d’assaut dès les premières heures de la matinée par la population. Devant chaque point de vente, une longue file d’attente est visible.
«Je préfère me mettre en rang attente pour avoir le maïs à bon prix plutôt que d’aller payer le double du prix au marché», a déclaré à APA Geoffroy Koffi Edou, déclarant en douanes.
Le maïs est l’aliment de base au Togo et donc la population ne peut qu’apprécier l’installation des kiosques.
«C’est une bonne initiative prise par les autorités pour permettre à la population de manger à sa faim», a-t-il ajouté.
Cependant, par endroit la vente se déroule dans une ambiance surchauffée à cause de certaines dispositions prises pour empêcher les acheteurs d’aller revendre le maïs acquis auprès de l’OSAT.
«Il nous est interdit de vendre le maïs aux femmes revendeuses et tout acheteur doit être munis de sa carte professionnelle afin de nous assurer que le maïs ira dans les ménages», a expliqué à APA Bashirou Alassane, vendeur dans un kiosque.
En plus, chaque acheteur n’a droit qu’à cinq bols par jour. Et cela suscite la colère des responsables de familles nombreuses.
«Ca ne va pas. J’ai une dizaine d’enfants à nourrir et je souhaite acheter un demi sac ou un sac de 100 kg mais le vendeur refuse», a lancé Jean Aliti, un militaire à la retraite, très amer.
Mais dans l’ensemble c’est avec satisfaction que les «Loméens» se ravitaillent dans les kiosques en attendant que des solutions concrètes et durables soient prises face à la cherté de la vie au Togo.