Plusieurs variétés de pagnes de différentes origines ont été présentées samedi soir à Lomé à l’occasion de la première édition de la «Nuit du pagne», a constaté APA surplace.
Une douzaine de jeunes dames ont présenté au cours d’un défilé doublé d’un concours de «Miss pagne» des pagnes traditionnels du Togo, du Ghana, du Sénégal, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, des Antilles…
Une à une, les candidates ont montré, décrit et surtout présenté les origines et la particularité du pagne qu’elles ont porté. Au finish, la couronne de «Miss pagne» est allée à N’Tifafa Mablé, 21 ans.
Sa première dauphine est Ayélé Kuevi, 24 ans et Adjovi Dzigbodi Sadzo-hetsu, 20 ans.
Durant une année, les trois lauréates seront au devant de différentes activités de promotion du pagne au Togo.
Selon les organisateurs de la manifestation, «la Nuit du pagne» vise à pousser les Togolais à s’habiller en pagne.
«C’est un pari gagné pour nous parce que nous avons donné l’occasion au public togolais de découvrir la valeur des pagnes qui ont différentes origines», a déclaré à APA Lauretta Sanvee-Adanlété, membre du comité d’organisation.
La manifestation très appréciée du public a aussi reçu l’adhésion des autorités togolaises.
«C’est un projet qui est centré sur le pagne et si on sait ce que le Togo a pu apporter en matière de renommée au pagne, je crois que c’est la moindre des choses que de désirer fortement que l’on puisse renouer avec une tradition qui nous fait connaître de part le monde», a affirmé Cornélius Aïdam ministre togolais de Communication et de la Culture.
Lomé, la capitale togolaise a été considérée dans les années 60, 70, 80 et en 90 comme celle du pagne en Afrique.
Les Nana Benz, célèbres revendeuses de pagnes, ont perdu de leur poids économiques à cause de la rude concurrence des tissus de plusieurs origines qui ont envahi le marché togolais.
Ces célèbres femmes d’affaire autrefois riches et puissantes, ne sont aujourd’hui que l’ombre d’elles-mêmes ou presque, du fait aussi des difficultés économiques.