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Polémique autour de la mise en place d’une commission vérité et réconciliation au Togo

(Agence de presse africaine (APA),   Lomé, Togo,  9 juin 2008)


Une polémique est née au Togo après le refus du comité d’Action pour le renouveau (CAR), le parti de l’ancien Premier ministre Yaovi Agboyibo, de participer au processus de consultations devant aboutir à la création d’une commission vérité et réconciliation. Le CAR dénonce une inversion des rôles en s’opposant à la «désignation» par le gouvernement du bureau du Haut Commissariat des Nations Unis aux Droits de l’Homme (HCDH) pour gérer le processus de consultations.

«Ce renversement de rôle n’est pas normal et nous suggérons que le cadre permanent de dialogue soit mis en place», a dit dans un entretien à APA Dodji Apévon, vice-président du CAR.

Il a expliqué qu’au cours du dialogue intertogolais qui avait abouti à la signature le 20 août 2006 de l’Accord politique Global (APG), un certain nombre de points n’avaient pas été réglés et les parties prenantes étaient tombées d’accord sur la mise en place d’un cadre permanent de dialogue.

«C’est le cadre permanent de dialogue qui doit prendre ces problèmes un à un, dont le problème de l’impunité et de la commission vérité et réconciliation», a encore dit Apévon. «Lorsque le cadre permanent estime qu’une institution comme le Haut Commissariat des Nations Unis aux Droits de l’Homme doit l’accompagner dans l’accomplissement de l’une des missions, c’est le cadre qui le réclame et le demande», a martelé Dodji Apévon.

Les responsables du Haut Commissariat des Nations Unis aux Droits de l’Homme, tout comme ceux des autres partis politiques du Togo qui viennent de participer à un forum sur les consultations, se sont refusés à tout commentaire.

«Chacun est libre d’être consulté ou non, c’est aussi la démocratie», a juste lancé à APA un participant au forum.

Les consultations nationales aboutiront à la mise en place d’une commission vérité et réconciliation au Togo, qui sera chargée de faire la lumière sur les actes de violence à caractère po1itique, commis durant la période allant de 1958 à ce jour, et d’étudier les modalités d’apaisement des victimes.