Le responsable d’une association de lutte contre la drogue s’est inquiété jeudi dans un entretien à APA de la multiplication de ghettos et de l’accroissement du nombre des toxicomanes dans la capitale togolaise.
«Les chiffres sont en train de croître puisque nous avons recensé en 2001 environ 1200 drogués dont 12 sont décédés, il y en avait 3000 en 2006 avec 68 décès et 3575 en 2007 avec une centaine de décès», a déclaré le pasteur Yao Epiphane, président de l’Association d’aide et d’appui pour la réhabilitation des drogués (ACAARD).
Le pasteur sillonne chaque jour les différents ghettos pour prêcher l’évangile et discuter avec les drogués à propos des dégâts de la drogue.
Selon lui, en plus des Togolais, on trouve dans les ghettos des jeunes gens de plusieurs autres nationalités âgés de 8 à 40 ans.
Il a révélé que les toxicomanes se retrouvent dans une quarantaine de ghettos éparpillés dans la capitale togolaise. Différents types de drogues y sont consommées mais le cannabis est le plus consommé (près de 98%).
Les locataires de ces ghettos s’abritent sous des hangars fabriqués avec des matériaux de récupération ou de vieilles tôles.
Face aux dégâts causés par le fléau au Togo, plusieurs actions de sensibilisation sont menées à travers le pays et en direction des différentes couches de la population.
Les actions de sensibilisation et de prévention sont menées de pair avec la répression du trafic de drogue.
C’est ainsi qu’à l’occasion de la célébration ce 26 juin 2008 de la journée mondiale de lutte contre la drogue un grand meeting de sensibilisation est organisé dans la zone frontalière avec le Ghana.
La veille une projection de film suivie de débat public a eu lieu sur une place publique en plein cœur de la capitale togolaise.
Samedi une opération de destruction de drogues saisies sera menée par le comité national anti-drogue et l’Office Centrale de Répression du trafic des drogues et des stupéfiants et les forces de sécurité.