Le Togo vient de lancer «Allô 111», une ligne verte destinée à dénoncer librement et sans frais, les cas de violations de droits de l’enfant dans le pays, a appris APA samedi, de bonne source.
Le projet de la ligne verte «Allô 111», piloté par UNICEF Togo, offre des interventions diverses, «de la détection/prévention à l’information, en passant par l’orientation vers les structures spécialisées».
«Ce projet a également le mérite de contribuer au recensement des cas violences et de maltraitances afin de constituer une banque de données fiables concernant toutes les formes de violences perpétrées sur des enfants au Togo. Ceci pourra aboutir à des actions encore plus ciblées dans le domaine de la protection de l’enfant», indique-t-on à UNICEF Togo.
De nombreux cas de violations de droits de l’enfant tels que l’absence d’encadrement familial, les pires formes de travail des enfants, les cas de violence, d’exploitation et d’abus sexuels, sont constatés souvent au Togo où selon les chiffres officiels, 29% des enfants âgés de 5 à 14 ans sont utilisés pour des activités économiques et domestiques jugés nuisibles à leur épanouissement harmonieux.
Selon les résultats de l’enquête par grappe à indicateurs multiples (MICS) réalisée en 2006, 1 enfant sur 4 fait l’objet de corrections physiques sévères.
«Plus d’un quart des mariages sont précoces (avant 18 ans). 50% des enfants ne sont pas enregistrés dans les délais requis, les privant de l’identité juridique et de leurs droits fondamentaux» lit-on dans les résultats selon lesquels plus de 747 cas de maltraitance ont été commis sur des enfants entre 2005 et 2006 dans le pays, qui dispose d’une loi qui punit la violence, le trafic et l’exploitation des enfants.