Le Togo a gagné la lutte contre la dracunculose, appelée ver de Guinée, avec l’arrêt définitif du cycle de sa transmission dans le pays, a appris APA de source gouvernementale.
Selon une source sanitaire, une évaluation externe, conduite en octobre 2008 par l’OMS, atteste que le Togo a atteint la première phase de la confirmation de l’arrêt de la transmission du ver de Guinée au Togo.
Depuis 2008, aucun cas de ver de Guinée n’a été détecté au Togo où 10394 cas ont été notifiés en 1993, indiquent les autorités sanitaires du pays.
«Après tant d’années de sacrifices et de privations de toutes sortes nous nous devons de nous réjouir, d’exprimer notre satisfaction mais en même temps, nous devons ne pas perdre de vue que le risque de ver de Guinée est toujours présent car l’endémie persiste encore dans certains pays voisins. Nous devons donc rester vigilants», a déclaré Komlan Mally, le ministre togolais de la Santé, à l’occasion d’une cérémonie marquant officiellement la maîtrise et la fin de la transmission du ver de Guinée au Togo.
Dr Kadri Tankari, représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) au Togo a indiqué que sur les dix sept pays touchés par la maladie en Afrique, cinq sont encore dans une situation endémique. Il s’agit de l’Éthiopie, du Ghana, du Mali, du Niger et du Soudan.
Il a souhaité un renforcement de la surveillance de la maladie, de la sensibilisation et l’accroissement des efforts d’approvisionnement en eau potable des zones anciennement endémiques et à risque.
L’annonce de l’arrêt de la transmission de la maladie marque le lancement de la phase de la pré certification qui, selon Komlan Mally, exige une surveillance renforcée.
La dracunculose, causée par l’eau des mares, impropre à la consommation, est une maladie parasitaire provoquée une filariose qui peut mesurer jusqu’à un mètre de long et 2 mm de diamètre.
Très douloureuse, elle se manifeste chez les victimes par une incapacité physique pendant de longues périodes.
Selon l’OMS, moins de 10.000 cas de dracunculose étaient notifiés en 2007 dont 96% au Ghana et au Soudan et 4% au Mali, au Niger et au Nigeria.