Six partis extraparlementaires ont exigé leur participation au Cadre permanent de dialogue et de Concertation (CPDC) au cours d'une conférence de presse qu'ils ont animée mardi à Lomé.
Dans une déclaration liminaire, les partis Le Nid, le Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD), le Mouvement républicain centriste (MRC), la Nouvelle dynamique populaire (NDP), le Pacte socialiste pour le renouveau (PSR) et l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) se sont insurgés contre leur exclusion du CPDC, relevant que depuis les indépendances, les dialogues successifs et les concertations politiques qui se sont déroulées jusqu'à aujourd'hui n'ont pu régler tous les problèmes politiques togolais, car ils ont toujours été menés sur fond de division et d'exclusion précisant que la question du CPDC en est une illustration.
Ils ont estimé que la limitation de la participation au CPDC aux partis politiques siégeant à l'Assemblée nationale est la traduction de la volonté d'exclusion et de mépris à l'égard des partis ayant participé aux législatives du 14 octobre 2007, interpellant l'opinion nationale et internationale.
Les partis contestataires soulignent que le CPDC est à l'origine d'une idée proposée à la classe politique par une mission des ambassadeurs des ACP en octobre 2005 à Lomé et confortée par deux missions à l'initiative des partis politiques du Ghana qui avaient invité les partis politiques togolais en l'occurrence le CAR, la CDPA, la CPP, le PDR, le RPT et l'UFC à vivre l'expérience du "caucus" qui permet aux partis représentés à l'Assemblée de se retrouver pour discuter en présence des médias, des groupes de pression et de la société civile sur les questions d'intérêt national.
Par conséquent les partis signataires de la déclaration liminaire exigent que la composition du CPDC soit revue pour intégrer les partis politiques ayant pris part aux dernières législatives et attirent l'attention du gouvernement sur le précédant dangereux que constitue cette interprétation restrictives des dispositions de l'Accord politique global (APG). Ils en appellent à la vigilance du facilitateur, des partenaires au développement qui ont soutenu le Togo pour l'aboutissement du dialogue intertogolais et invitent par la même occasion les autres partis ayant pris part aux législatives du 14 octobre 2007 à se joindre au mouvement.