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L’Assemblée nationale modifie le code électoral du Togo

(Agence de presse africaine (APA),  Lomé, Togo, 1er avril 2009)


Les deux partis de l’opposition parlementaire du Togo, l’Union des forces de changement (UFC) et le Comité d’action pour le Renouveau (CAR) ont boycotté mardi l’adoption par l’Assemblée nationale d’une modification du Code électoral qui reconduit les anciens membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) du Togo.

«Nous ne pouvons pas cautionner une telle manœuvre», a déclaré au cours d’une conférence de presse Kossi Amégnona, président du groupe parlementaire du CAR.

Selon lui, la fonction des membres de cette CENI a pris fin depuis les élections législatives d’octobre 2007.

Il a rappelé que par le passé, les membres de la CENI ont été cooptés. «Aujourd’hui pour rentrer dans la CENI, il faut en être désigné par la peuple à travers les élections, c’est-à-dire ce sont les partis qui ont des voix à l’Assemblée nationale qui en principe doivent faire partie de la CENI», a-t-il martelé avant de préciser: La configuration d’une CENI future doit être en corrélation avec la situation politique actuelle.

Selon les dispositions prévues par nouvelle version de l’article 21 du code électoral adopté mardi par les députés du Rassemblement du peuple togolais (RPT), la commission électorale nationale indépendante est permanente et elles précisent que «le mandat des membres est renouvelable».

«Ils restent en fonction jusqu’à la mise en place d’une nouvelle CENI», souligne le texte.

Pour le Président du parlement togolais El Hadj Abass Bonfoh, la modification du code électoral permettra à la CENI de procéder en amont à l’exécution des taches techniques liée aux élections présidentielles de 2010.

Il a, entre autre, cité la mise à jour du fichier électoral, l’inscription de nouveaux électeurs qui ont atteint l’âge requis la radiation des personnes décédées, la réintégration de ceux qui ont retrouvé leurs droits de vote, la planification et l’organisation de tout ce qui entre dans l’organisation de l’élection présidentielle de 2010.

«C’est donc une lourde et délicate tache qui exige une préparation minutieuse», a dit Abass Bonfoh.