L’Ambassade des États-Unis au Togo a expliqué les raisons de son refus d’accueillir Kpatcha Gnassingbé, frère du chef de l’État Togolais Faure Gnassingbé, arrêté mercredi matin devant les locaux de la représentation diplomatique américaine à Lomé où il est parti demandé refuge.
Dans une mise au point transmise mercredi à APA, l’ambassade américaine a expliqué qu’à l’aube de ce mercredi 15 avril 2009, Kpatcha Gnassingbé député à l’Assemblée Nationale du Togo, ancien Ministre de la Défense, s’est présenté à l’entrée de l’ambassade des États-Unis, cherchant à s’y réfugier.
«L’ambassade des États-Unis n’a pas accordé de refuge à M. Kpatcha Gnassingbé» lit-on dans la mise au point qui précise qu’il y a extrêmement peu de cas où l’ambassade et le Consulat des États-Unis accordent refuge à une personne donnée.
«Les autorités de l’ambassade des États-Unis, après avoir attentivement et longuement examiné le cas de M. Kpatcha Gnassingbé, ont décidé qu’il n’était pas approprié de lui accorder refuge», ajoute le document.
Pour l’ambassade des États-Unis, en sa qualité de membre du Parlement togolais, Kpatcha Gnassingbé est protégé par une immunité parlementaire conformément aux lois togolaises.
Pour elle, cette affaire relevait de la seule compétence interne des autorités législatives et judiciaires togolaises.
La mise au point souligne par ailleurs que le commandant de la Gendarmerie togolaise s’est présenté aux portes de l’Ambassade des États-Unis avec un mandat d’arrêt officiel délivré par les autorités judiciaires togolaises à l’encontre de M. Kpatcha dans le cadre des derniers événements.
L’Ambassade a expliqué qu’il n’est pas du ressort du Gouvernement américain d’interférer dans le processus judiciaire et d’investigation conduit selon la Constitution du Togo.
Le procureur de la République du Togo, Robert Bakaï a indiqué lundi que dans le cadre des investigations liées à une tentative d’atteinte contre la sûreté de l’État, des échanges de coups de feu ont eu lieu entre les services de sécurité et la garde du député Kpatcha.
Selon plusieurs sources, l’attaque a fait 2 morts et 3 blessés ainsi que d’importants dégâts matériels.
Arrêté mercredi matin, Kpatcha Gnassingbé est interrogé dans les locaux de la gendarmerie nationale.