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Nouveau système de collecte des ordures: plus de 1.000 ménages déjà abonnés

(Stéphanie Mena, Savoir News, Lomé, Togo,   3 novembre 2009)


La municipalité de Lomé s’est engagée dans la modernisation de la filière de collecte des déchets solides urbains en partenariat avec l’Agence Française de Développement (AFD), a appris mardi, l’Agence Savoir News auprès de la direction des services techniques (DST) de la mairie de Lomé.

Plus de 1.000 ménages sont déjà abonnés à ce nouveau système de collecte des ordures, selon cette source.

Premier axe d’amélioration prioritaire choisi par la municipalité: "la construction de dépotoirs intermédiaires contrôlés pour supprimer les dépôts sauvages, canaliser les flux de déchets et ainsi faciliter l’évacuation des déchets vers la décharge d'Agoe-Nyivé", a expliqué Nabola Bounou Enoumodji, chef de la division propreté à la direction des services techniques de la mairie de Lomé.

Sept dépotoirs ont été construits depuis un an, à Bè-Avéto, à Akodesséwa, à Kanyikopé, à Bè Kpota, à SCOA AUTO, à Doumassesse, à la CEEB sur la voie de Kpalimé.

Deuxième axe d’amélioration consiste à la sécurisation du site de la décharge finale et le lancement d’une étude d’identification d’un ou deux nouveaux sites d’élimination finale des déchets.

"Nous sommes en train de décaper une carrière à côté de la décharge d’Agoè-Nyivé pour créer une extension qui pourra contenir 350.000 m3 de déchets. La décharge arrive à saturation. Cette cellule nous permettra de tenir trois ou quatre ans. Nous identifierons d’ici là, un nouveau site qui puisse desservir tout le bas du Togo, c’est-à-dire la région maritime", a expliqué M. Enoumodji.

Dans les 1er et 4ème arrondissements de la ville, à la Résidence du Bénin, de la Caisse et des Cités Millenium et OUA, la Mairie a décidé de procéder à la collecte directe des ordures, en porte à porte, avec des bennes tasseuses. Les ordures sont collectées 2 fois par semaine et sont transportés directement à la décharge d’Agoè.

Dans tous les autres quartiers de la ville, les déchets sont collectés en porte à porte par les structures de précollecte, avec rabattement des déchets vers les dépotoirs intermédiaires les plus proches. Les dépotoirs intermédiaires sont ensuite vidés régulièrement au profit de la décharge centrale.

Sur la centaine d’associations qui opéraient depuis une vingtaine d’années à Lomé pour la collecte des ordures, souvent de façon manuelle, 28 ont été sélectionnés après un appel d’offre. "On s’appuie sur l’existant. Le principe de base est de permettre aux structures qui étaient là de se constituer en opérateurs économiques et de contracter directement auprès de la mairie", a indiqué Clémentine Dardy, chargée de projet à l’AFD.

"Les ménages contracteront auprès de la structure de collecte. Après quoi, nous éditons les plaques qui seront posées sur les murs des maisons. Le nom du quartier, le numéro de la rue et de la maison indiqueront que le ménage est abonné au système de collecte", a précisé M. Enoumodji.

"Nous avons fixé un plafond pour les contrats ordinaires de 2.500 FCFA par mois. Le contrat ordinaire, c’est une collecte, deux fois par semaine, pour les ordures ménagères. Pour les collectes directes, quand c’est la mairie même qui passe, le plafond est également à 2.500 FCFA", a expliqué le chef de la division propreté à la direction des services techniques de la mairie de Lomé.

La réorganisation des services de collecte des déchets et la modernisation des structures de stockage est une composante du Projet Environnement Urbain de Lomé (PEUL).

En Avril 2007, la convention de financement du PEUL a été signée entre la république togolaise et l’Agence française de développement, pour un don d’un montant de 8 millions d’euros, soit 5,25 milliards de FCFA.

Le PEUL vise à améliorer la qualité de l’environnement urbain des populations de Lomé en agissant sur la réhabilitation des infrastructures et sur la gestion des services urbains à la population.