La polémique sur le mode de scrutin pour la présidentielle du 28 février 2010 continue d'alimenter de sérieux débats dans la presse au Togo, alors que l'opposition et le parti au pouvoir, en pourparlers à Ouagadougou, n'arrivent pas à s'accorder à quelques semaines de cette échéance électorale.
L'opposition exige un mode de scrutin à deux tours et demande une retouche de la Constitution pour réparer le toilettage de 2002 qui a introduit le mode de scrutin à un tour, soutenu par le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir).
Le secrétaire général de l'Union des forces de changement (UFC, principal parti politique de l'opposition), Jean-Pierre Fabre, est formel, "pas de scrutin à deux tours, pas d'élection", soutient-il dans l'hebdomadaire Crocodile.
"Nous devons continuer à réfléchir" estime, pour sa part, le Comité d'action pour le renouveau (CAR), interrogé par le même journal.
Pendant ce temps, Le Messager, plaide pour "le respect de la constitution" et prône le maintien du scrutin uninominal à un tour.
Dans l'impasse, les discussions sur le mode de scrutin ont échoué , écrit Liberté, rapportant les propos d'un leader politique togolais qui affirme que le président Blaise Compaoré, facilitateur dans la crise togolaise, "est dépassé par les évènements et a atteint ses limites".