Le principal parti d'opposition togolais, l'Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio, a appelé mercredi à manifester le 9 janvier pour exiger un scrutin à deux tours lors de la présidentielle du 28 février.
"Nous ne sommes pas d'accord avec un scrutin à un tour et c'est la raison pour laquelle nous manifesterons samedi prochain", a déclaré Jean-Pierre Fabre, secrétaire général de l'UFC, lors d'une conférence de presse.
"Nous allons utiliser tous les moyens légaux pour obtenir satisfaction", a-t-il ajouté.
L'UFC entend également protester contre le montant de la caution à verser par les candidats qu'elle juge "prohibitif".
La caution est fixée à 20 millions de F.CFA (30.489 euros) contre 10 millions de F.CFA (15.245 euros) pour les législatives d'octobre 2007.
La classe politique est divisée depuis plusieurs mois sur le mode de scrutin à cette présidentielle. Selon la Constitution togolaise modifiée en 2002 par le Parlement, l'élection a lieu au scrutin uninominal majoritaire à un tour et le président est élu à la majorité des suffrages exprimés.
Les deux poids lourds de l'opposition: l'UFC et le Comité d'action pour le renouveau (CAR) de Yawovi Agboyibo, soutenus par d'autres partis d'opposition, réclament un scrutin uninominal à deux tours, ce que rejette le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) du président Faure Gnassingbé.
Le facilitateur du dialogue intertogolais, le président burkinabè Blaise Compaoré, a, lors d'une discussion avec les acteurs politiques togolais le 27 décembre à Ouagadougou, préconisé que cette présidentielle se déroule en un seul tour.