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Présidentielle: le MCA rejette "en bloc" les accusations de la FOSEP

(Savoir News, Lomé, Togo,   22 février 2010)


Le Mouvement Citoyen pour l’Alternance (MCA) a rejeté lundi "en bloc" les accusations "dénuées de tout fondement contre lui et ses dirigeants" par le commandant de Force spéciale élection présidentielle (FOSEP-2010).

"Le MCA n’a jamais planifié aucune action visant à saboter le siège de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) à Lomé et n’a à aucun moment, l’intention de s’approvisionner en explosifs et en armements", selon un communiqué du MCA rendu public.

Le commandant de la FOSEP, le colonel Yark Damehane, a fait état, lors d'un point de presse vendredi dernier, d'activités de sabotage en perspective du processus électoral par le Mouvement citoyen pour l'alternance (MCA) et réitéré l'engagement de ce dispositif sécuritaire à préserver la paix civile.

"Nous n'allons pas croiser les bras pour laisser les efforts vouer à l'échec", a déclaré le commandant de la FOSEP, avertissant que le MCA projette "entraver le processus électoral par tous les moyens".

Selon le colonel Yark, le MCA a déjà recruté des jeunes sur l'étendue du territoire au travers sa formation politique et est en train de "prendre des dispositions pour obtenir des explosifs.

La mise en garde de la FOSEP intervient après celle du président sortant Faure Gnassingbé.

Jeudi dernier, à Atakpamé (environ 160 km au nord de Lomé), une des villes théâtres des violences électorales en 2005, Faure Gnassingbé a lancé une sérieuse mise en garde contre ceux qui auront la "dangereuse tentation de perpétrer à nouveau des actes de violence" au cours de la présidentielle marquant la fin de son premier mandat.

"Le MCA met en garde le commandant de la FOSEP sur les risques qu’il fait planer sur le processus électoral en provoquant les responsables d’un mouvement (…)", souligne le communiqué du MCA.

Créé le 17 octobre 2009, le MCA a pour slogan "alternance ou la mort, nous vaincrons" et a pour principaux responsables trois personnes dont Nicodème Habia, député de l’Union des Forces de Changement (UFC, opposition) et un journaliste-écrivain Fulbert Attisso.