Le chef de la Mission d’Observation Électorale de l’Union Européenne (MOE-UE), José-Manuel Garcia-Margallo Y Marfil, a invité jeudi, les candidats à la présidentielle du 4 mars, ainsi que les acteurs politiques à des "déclarations d’apaisement".
"J'invite tous les candidats et tous les acteurs du processus électoral à rester calme et à faire des déclarations pour l’apaisement et pas pour le contraire", a déclaré M. Garcia-Margallo Y Marfil lors du déploiement sur l’étendue du territoire togolais d’un second groupe de 80 "observateurs de court terme" dans le cadre du scrutin présidentiel.
"Tout ce qui peut troubler le processus électoral ou tout ce qui peut être la racine de violences nous inquiète. Nous souhaitons que les choses se passent dans la tranquillité, de façon démocratique et transparente", a-t-il indiqué.
Selon lui, la situation politique est "plus tendue ces deux derniers jours qu’elle ne l’était".
"La situation est plus tendue ces deux derniers jours qu’elle ne l’était. J’ai lu quelques déclarations qui n’appellent pas à l’apaisement, mais au contraire", a estimé M. Garcia-Margallo Y Marfil.
Constituée d’environ cent trente observateurs dont sept parlementaires européens, la MOE-UE a pour mandat de produire une évaluation détaillée et informée de l’ensemble du processus électoral à partir de son observation sur le terrain.
Cette observation couvrira le cadre légal, l’administration électorale, la campagne, l’environnement politique, l’enregistrement des électeurs et le rôle des médias.
Le second groupe de 80 observateurs qui a quitté Lomé jeudi va «appuyer» le premier groupe de trente observateurs de «long terme» déployé dans le pays depuis le 16 janvier dernier.
"Nous leur avons recommandé de faire leur travail de façon honnête et claire et rapporter immédiatement ce qu’ils voient sur le terrain afin que nous puissions centraliser l’information et établir un rapport dès le 6 mars", a précisé M. Garcia-Margallo y Marfil.