Quelque 3.273.069 électeurs répartis dans 5.930 bureaux de vote sont appelés aux urnes ce jeudi pour la présidentielle, afin de départager sept candidats dont l’actuel président Faure Gnassingbé et son principal "rival" Jean Pierre Fabre de l’Union des Forces de Changement (UFC, principal parti d’opposition).
La campagne électorale qui a démarré le 16 février, s’est achevée le 2 mars dans une bonne ambiance, saluée par bon nombre d’observateurs présents au Togo dans le cadre de ce scrutin présidentiel.
Aucun incident n’a été signalé par les éléments de la FOSEP, composée de 3.000 policiers et 3.000 gendarmes.
Pour cette présidentielle, la "bataille" semble être rangée entre deux candidats, M. Gnassingbé, candidat du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT, le parti au pouvoir) et M. Fabre de l’UFC. Ce dernier est soutenu par le Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) - une coalition de cinq partis - dont le porte-parole est l’homme politique franco-togolais Kofi Yamgnane, selon des observateurs de la scène politique togolaise.
"Mon souhait est que le même climat qui a prévalu durant la campagne règne après la proclamation des résultats", a indiqué Évariste, membre d’une Ong des droits de l’homme.
Mercredi après-midi, le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) Issifou Taffa Tabiou a invité les acteurs politiques à "respecter le verdict des urnes".
"Nous devons tous garder à l’esprit que le candidat de notre choix peut être ou non celui désigné et élu par le grand nombre. Ainsi, que notre candidat soit celui choisi par la majorité ou qu’il ne le soit pas, la démocratie exige que chacun respecte le verdict des urnes, que le candidat désigné par le grand devienne le Président de tous, notre Président à tous", a indiqué M. Tabiou lors d’une conférence de presse.
Il a réaffirme l’engagement de son Institution à organiser un scrutin "juste, équitable, transparente et sans violence".
"Je souhaite que le scrutin de demain, marque effectivement l’heureux couronnement du long processus que nous avons engagé pour relever le défi", a souligné le président de la CENI.
C’est la première fois que la CENI organise une élection présidentielle au Togo.
Plusieurs observateurs dont ceux de l'Union européenne, de l'Union Africaine et de la CEDEAO sont déployés sur l'ensemble du pays. Plus de 3.000 observateurs nationaux superviseront également ce scrutin.
Rappelons qu’au total sept candidats dont le président Faure Gnassingbé sont en lice pour la présidentielle de jeudi. Sur la liste figure une femme, Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA, opposition). C’est la première fois qu’une femme se présente à un scrutin présidentiel au Togo.