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Présidentielle 2010: le Frac dénonce vigoureusement l'arrestation de ses militants

(mo5-togo.com,   Lomé, Togo, 11 mars 2010)


Le Front Républicain pour l’alternance et le changement (FRAC) a tenu une conférence de presse ce matin au siège de l’UFC. Le FRAC dénonce vigoureusement l’arrestation de ses militants de la cellule électorale chargée de la compilation et de l’étude des données provenant des PV de la CENI. Le FRAC dénonce «le gangstérisme d’État» qui a lieu depuis la veille du scrutin et qui se poursuit depuis, avec notamment l’arrestation et l’enlèvement de militants de l’opposition et du FRAC, le transfert des détenus en des lieux secrets, la violation des propriétés privées sans mandat de perquisition.

Le FRAC dénonce également l’inculpation de ses militants de la cellule électorale notamment, AKAKPO Solo, OHIN Eliot, JONDOH Patrick, KUEVI André, LAWSON Nathaniel et d’autres jeunes chargés de faire la saisie des documents, pour manipulation de fichier électoral.

Me Isabelle Ameganvi, troisième vice-présidente de l’UFC parle de «violations graves des droits de l’homme, de traitement inhumains et dégradants».

Le procureur de la République Robert Bakaï parle de possible manipulation de résultats électoraux. Le procureur met en accusation trois faits graves: le lieu de travail, le CESAL, n’est pas un endroit indiqué pour la cellule. Il trouve étrange le fait que la cellule ne fasse pas un travail somme toute normal «au siège du parti, un bâtiment présentable». Étrange également, le refus de la cellule de donner le mot de passe pour l’accès aux documents. Pour lui, s’il s’avère que la cellule opère sur des PV autres que ceux donnés par la CENI, les membres encourent selon le code électoral, des peines d’emprisonnement allant d’un mois à un an, 150 mille à 600 mille francs cfa d’amende.

Les membres de la cellule sont arrêtés depuis mardi dernier. Au nombre de onze au départ, ils ont été rejoints par un autre membre, le créateur du logiciel de compilation, Aimé Kouassi, cadre de l’OMS. Ce dernier s’est présenté lui-même à la gendarmerie après qu’un mandat d’arrêt a été lancé contre lui.