Les membres de l’Union des Forces de Changement (UFC, principal parti d’opposition) arrêtés mardi à Lomé lors de la compilation de certaines données de procès-verbaux suite à l’élection présidentielle du 4 mars, ont été libérés jeudi après-midi, appris l’Agence Savoir News auprès de la Force Sécurité Election Présidentielle (FOSEP).
"Les onze personnes arrêtées ont été libérées cet après-midi", a indiqué à l'Agence Savoir News, le Colonel Damehame Yark, commandant de la FOSEP.
"Leur libération est beaucoup plus politique. C’est pour apaiser le climat politique qu’ils ont été libérés", a-t-il précisé.
Le procureur de la république Robert Bakaï, avait indiqué mercredi que ces personnes travaillaient au sein d’une "commission secrète formée par l’UFC", dans le but de changer les résultats pour "justifier par cette voie, la victoire" que revendique Jean Pierre Fabre, le candidat de ce parti à la présidentielle du 4 mars.
La Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) a déjà, au cours d’une conférence de presse à Lomé jeudi, qualifié de "scène regrettable" la série d’arrestations qui a suivi ce scrutin présidentiel.
"Ce sont de graves atteintes aux droits des citoyens qui compromettent les efforts entrepris par les uns et les autres en vue de faire de ce processus électoral, une réussite", a estimé Me Célestin Agbogan, le secrétaire général de la LTDH.
Rappelons que M. Fabre revendique depuis samedi la victoire, multipliant des manifestations dans les rues de Lomé pour protester contre les résultats publiés samedi dernier par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).
Selon ces résultats, le président Faure Gnassingbé est "provisoirement" réélu avec 60,92% des voix devant M. Fabre qui a recueilli 33,94 % des voix.