Accueil English version
Échos de la Diaspora Échos de partis politiques


Précédent  Suivant
La LTDH s’inquiète des violations des droits humains au Togo depuis la présidentielle

(APA,   Lomé, Togo, 12 mars 2010)


La Ligue togolaise des droits de l’Homme (LTDH) dénonce de graves violations des droits de l’Homme depuis la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 4 mars au Togo.

Elle révèle qu’il y a eu des interpellations, arrestations et enlèvements de militants de l’opposition togolaise et dénonce aussi les violentes répressions des manifestations pacifiques de l’opposition togolaise par les forces de l’ordre.

La Ligue égrène une liste non exhaustive de personnes interpellées dont certains ont comparu mercredi 10 mars 2010 devant le doyen des juges d’instruction à Lomé et ont été déférés le même jour à la prison civile de Kara située à 430 km au nord de Lomé.

«Plusieurs autres citoyens togolais, militants de l’opposition, ont été enlevés dans des conditions inadmissibles et gardés depuis plusieurs jours à la Gendarmerie nationale de Lomé», a déclaré Me Célestin Agbogan, secrétaire général de la LTDH.

Onze de ces personnes, membres du principal parti de l’opposition, Union des Forces de Changement (UFC), arrêtées mardi et inculpées de «tentative et complicité d’atteinte à la sûreté de l’État», ont été relaxées dans la nuit de jeudi à la suite d’une intervention du président de la Commission vérité justice et réconciliation du Togo, Monseigneur Nicodème Barrigah-Bénissan.

La LTDH regrette, par ailleurs, que des manifestations pacifiques de l’opposition regroupée au sein du Front des Républicains pour l’Alternance et le Changement (FRAC) ont été violemment réprimées par les forces de l’ordre, faisant plusieurs blessés.

«De plus, la LTDH s’étonne du fait qu’au même moment où une manifestation de protestation contre des résultats était violemment réprimée, une autre manifestation de joie, organisée par les militants du parti au pouvoir pour fêter l’élection de leur candidat, avait été permise alors que la durée qui séparait la proclamation des résultats provisoires de l’heure de ladite manifestation ne faisait pas 48 heures pour qu’on puisse nous dire que la condition relative à l’information préalable avait été respectée», a ajouté Me Célestin Agbogan.