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Nicolas Lawson chassé du grand marché par les commerçantes

(Koaci.com,   Lomé, Togo, 30 avril 2010)


La nouvelle fait énormément jaser à Lomé. Le candidat malheureux à la dernière élection présidentielle, Lawson Nicolas, a été chassé à coups de projectiles divers, le jeudi, du grand marché d’Adawlato.

Pourtant, le plus prolixe des hommes politiques togolais, avait été bien accueilli à son arrivée par les commerçants que ses invectives notamment contre le pouvoir voire également contre l’opposition amusent énormément. Mais ce jeudi, la bonne nouvelle apportée par le président du Parti pour le renouveau et la Rédemption (PRR), a provoqué la colère des bonnes dames.

En effet, après avoir été le seul candidat présenté comme étant de l’opposition, à assister aux cérémonie officielles de la commémoration du jubilé d’or de l’accession du Togo, à la souveraineté internationale, Lawson Nicolas, a entrepris d’aller sensibiliser les femmes du grand marché, à ne plus participer aux marches de protestation, organisées par le Front républicain pour l’alternance et le changement ( Frac), les samedis, dans la capitale togolaise.

Des marches destinées à protester contre ce que le Frac considère comme étant un hold-up électoral, en faveur de Faure Gnassingbé et qui mobilise de plus en plus de Togolais. L’ancien conseiller du premier ministre Joseph Koffigoh, a pris ces derniers temps, l’habitude de vanter les actions du pouvoir et de fustiger les actions de l’opposition, notamment de Jean-Pierre Fabre.

Récemment, Lawson Nicolas a été interpellé et gardé par la police ghanéenne, dans une affaire d’abus de confiance qui l’opposait à une de ses partenaires en affaire. Le président du PRR, n’a été libéré que sur payement d’une caution, payée par le Chef de l’État, qu’il n’a pas manqué de remercier à son retour. Ce qui ne l’a pas empêché de trouver les moyens peu après pour payer une caution de 20 millions et de faire campagne à l’occasion de la présidentielle.

Le jeudi dernier, Lawson Nicolas n’a eu son salut, face à la furie des femmes du marché, que dans l’intervention d’éléments des forces de sécurité.