Accueil English version
Échos de la Diaspora Échos de partis politiques


Précédent  Suivant
Contestation des résultats: ça cale à l’intérieur

(mo5-togo.com,   Lomé, Togo, 3 mai 2010)


Le FRAC n’a pas réussi à porter la contestation à Sokodé, ville stratégique connue pour son vote favorable à l’UFC. Le pouvoir a étouffé la contestation dans l’œuf en assiégeant la ville par les bérets rouges. Le marché de Sokodé fut vidé de ses commerçants, les populations assignées à résidence forcée. Sokodé marque l’énième échec des tentatives des marches pacifique à l’intérieur du pays.

Tsévié, Palimé, Dapaong, Aného sont sur la liste de grandes villes de l’intérieur où les manifestations sont impossibles. En bon parti unique, il suffit que le RPT lève le petit (doigt) pour que tout le personnel administratif de l’intérieur du pays lui obéisse.

Toute contestation à l’intérieur devient difficile, voire impossible. Le pouvoir montre qu’il est maître du jeu pour longtemps. De sources proches du pouvoir, on pense à interdire toute manifestation à caractère contestataire des résultats dès l’investiture du chef de l’État. «Toute manifestation révèrera désormais le caractère d’atteinte à l’ordre constitutionnel et d’atteinte à la sécurité de l’État», dit un cadre du RPT qui a requis l'anonymat. Que va faire le FRAC maintenant?

La contestation reste confinée à Lomé, elle grandit de jour en jour, se radicalise, devient presque haineuse, mais elle est incapable de se répandre au reste du Togo. Le FRAC n’arrive même pas à marcher en semaine et ce 3 mai, jour d’investiture de Faure Gnassingbé, la ville est d’une quiétude totale. Ce n’est pas en restant dans les limites de Lomé Commune que le FRAC va chasser Faure Gnassingbé du pouvoir ou le contraindre à la négociation. L’opinion de Lomé en dépit de sa mobilisation, reste dubitative sur l’efficacité des manifestations organisées par le FRAC. Il va falloir trouver quelque de plus probant.