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UFC: La jeunesse du parti veut remettre de l’ordre

(mo5-togo.com,   Lomé, Togo, 2 juin 2010)


La Jeunesse des forces du changement (JFC), organisation de la jeunesse de l’UFC, tendance Fabre, dit vouloir mettre fin à la confusion médiatique qui s’instaure depuis l’entrée des Amis de Gilchrist Olympio (AGO) au gouvernement, suivie de leur «exclusion temporaire». Le 31 mai dernier, une «coalition de jeunes affamés», avait fait un débat sur Radio X’Solaire pour expliquer la stratégie de Gilchrist Olympio et lui apporter leur soutien. Le député Nicodème Habia avait également animé le même jour une conférence de presse, en tant que président de la jeunesse des forces du changement. Les militants ne savaient plus à quels délégués se vouer. La JFC, la «vraie», a tenu à apporter des éclaircissements cette après-midi.

Il y a effectivement une confusion sur la légitimité des tendances au sein du parti des nationalistes, à telle enseigne qu’on ne sait plus qui est dépositaire de la légalité et de la légitimité, entre les exclus «temporaires» et le Bureau national. Les bannis de Gilchrist Olympio et les réformistes conduits par Jean-Pierre Fabre revendiquent à eux tous le contrôle de l’appareil du parti.

«Nous tenons à informer les populations togolaises que Messieurs Habia Nicodème, Ore Djimon, Homawoo Jean-Luc, Nikoué Akouété, Ahounko Olivier, étant exclus du parti, ne sont plus habiletés à parler et à agir au nom de l’UFC et de la JFC», selon une déclaration de la JFC lue par son président Jean Eklou au cours d’une conférence de presse au siège du parti à Lom-Nava cette après-midi. Le député Habia Nicodème n’est pas le président de la jeunesse, mais délégué à la jeunesse, a affirmé M. Eklou. Il est vrai qu’au dernier congrès, Habia Nicodème avait été imposé par Gilchrist Olympio comme délégué contre le refus de Jean-Pierre Fabre et des militants, qui ont mis en causes les incartades du député de l’Avé, arrêté à l’époque au Ghana pour détention de stupéfiants. Les problèmes actuels de l’UFC ont commencé effectivement avant le dernier congrès.

La JFC apporte son soutien à Jean-Pierre Fabre dans le cadre du conflit qui l’oppose «à M. Olympio et ces aventuriers». «Le peuple a choisi Jean-Pierre Fabre, il faut que tout le parti soit d’accord avec Jean-Pierre Fabre», a dit Jean-Eklou.

Pour la JFC, l’UFC ne s’est jamais prononcé sur la participation au gouvernement Houngbo II et les fédérations ne se sont jamais déclarées en faveur de cette politique, contrairement à la déclaration de M. Olympio selon laquelle 35 fédérations sur les 41 avaient dit oui à son initiative.

«Des gens aux idées sordides sont allés prendre des quidams à l’insu des responsables fédéraux pour faire avaliser leur politique. Demandez aux vrais responsables fédéraux s’ils ont signé le fameux document envoyé par M. Olympio», a affirmé M. Eklou.

D’ailleurs pour enrayer la spirale de la confusion, «dans quelques semaines, l’UFC va aller à un congrès extraordinaire», a ajouté M. Eklou.

Pour apporter une certaine lumière sur la fermeture du siège «que laisse entendre l’ex-président national», M. Eklou a déclaré que «le siège de l’UFC ne fait pas partie des biens immobiliers de M. Olympio; il ne peut pas ordonner par un huissier la fermeture du siège qui appartient aux militants».

La JFC apporte également son soutien à Patrick Lawson dans l’affaire qui l’oppose à la gendarmerie nationale, le procureur de la république ayant demandé la levée de l’immunité du vice-président de l’UFC pour diffamation contre les éléments de la FOSEP. «Les jeunes Togolais déclarent qu’on les trouvera sur leur chemin, si on s’avise à envoyer Patrick Lawson devant les tribunaux», a affirmé Jean-Eklou.