Mis aux arrêts pour tentative de putsch, le demi-frère du chef de l’Etat, Kpatcha Gnassingbé, n’est pas passé devant la Cour d’assise qui pourtant a siégé au mois de juin dernier. Le dossier de l’ancien ministre de la défense et ses coaccusés, serait cependant clôturé, selon une source proche du dossier.
Me. Zeus Ajavon qui défend certains officiers détenus dans ce dossier, révèle pour sa part, que l’affaire est gérée en violation du principe de la séparation des pouvoirs, depuis, la Présidence de la république. Mais aujourd’hui, des voix s’élèvent pour appeler à la libération des détenus, dont certains comme Kpatcha Gnassingbé, serait souffrant et mériteraient des soins appropriés.
De source généralement bien informée, Kpatcha Gnassingbé détenu au secret dans les locaux de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR), isolée dans la brousse de Lomé 2, à côté de la nouvelle présidence, souffrirait d’une pneumonie aigue, qui nécessite une opération aussi urgente que délicate. Deux médecins des Forces Armées Togolaises (FAT), seraient actuellement à ses chevets.
Celui qui était à un moment redouté des stratèges de Faure Gnassingbé, comme ayant des ambitions présidentielles, devant l’amener à se présenter comme second candidat de la fratrie à la dernière élection présidentielle, aurait fait une crise, dans la journée de mardi dernier.
Récemment, les parents des co-accusés de l’ancien ministre de la défense, avaient menacé, de faire un setting, pour réclamer la libération de leur fils. Me. Zeus Ajavon, ayant introduite une requête, en faveur de leur libération provisoire. Une requête à laquelle, le juge en charge du dossier, aurait des peines à répondre.
À ce troisième jour de l’insurrection populaire suite à la hausse des prix des produits pétroliers, la situation s’est normalisée. On note cependant, des échauffourées entre forces de sécurité et manifestants, dans des quartiers comme Adakpamé et Bè-Kpota.
Ce matin une quarantaine de jeunes, arrêtés lors des manifestations, ont été déférés à la prison civile de Lomé, pour «trouble à l’ordre publique». Dans les milieux de l’administration pénitentiaire, on dénonce le trop plein de la prison. Par ailleurs, des organisations de défense des droits de l’homme, dénoncent l’utilisation des militaires dans les opérations de maintien d’ordre.
Un phénomène également fustigé par Jean-Pierre Fabre, lors d’une conférence de presse, hier mercredi. L’élu de la dernière présidentielle selon les militants de l’opposition, a appelé à l’intensification du mouvement de résistance populaire à la dictature.
Sur un autre plan, le procès en dissolution de l’Obuts, le parti du Premier ministre Agbéyomé Kodjo, reprend demain, au palais de justice de Lomé. Une audience que redoutent certains observateurs. Malgré la reconnaissance du parti par décision de la Cour constitutionnelle, qui a permis à Agbéyomé Kodjo, de se présenter sous la bannière de cette formation politique à la dernière élection présidentielle, le ministre de l’Administration territoriale, Pascal Bodjona, a adressé un mémorandum au président du tribunal, évoquant des insuffisances du dossier, pour voir déclaré dissous, le parti.