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L'ATC appelle la population à rester à la maison demain, 2 juillet

(mo5-togo.com,   Lomé, Togo, 1er juillet 2010)


«Nous appelons les six (6) millions de consommateurs togolais à rester chez eux demain, de ne pas sortir dans la rue pour que quand il y aurait un arbuste cassé qu’on dise que c’est nous. On veut nous faire endosser une interprétation politique. Nul n’est bête au Togo pour croire à cela. Notre action est sociale», a déclaré ce matin M. Agouta Aladou, le Secrétaire général de l’Association togolaise des consommateurs (ATC) en maintenant son appel à la grève pour demain malgré le volte-face des dernières minutes des syndicats.

«Il faut à un moment donné prendre courage au risque de notre vie pour poser cet acte. La grève nous la maintenons malgré les pressions que nous subissons de toute part. Nous recevons des appels des officiers de la sécurité sur nos portables», a également déclaré M. Agouta qui a demandé la protection de la Commission Nationale des Droits de l’Homme(CNDH) et du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme bureau du Togo (HCDH). Il a aussi ajouté que des menaces planent sur leur vie professionnelle.

«Quand nous regardons la souffrance de la population en tant que partenaires sociaux, nous ne pouvons pas l’accepter et pour une fois que les gens le comprennent», a encore poursuivit le premier responsable des consommateurs.

L’ATC était engagée avec l’inter-syndicale des travailleurs du Togo (ISTT) dans une plate-forme avec le gouvernement à la suite d’une mesure impopulaire pris par ce dernier d’augmenter de 75 F CFA le prix des produits pétroliers, ce qui s’est répercuté sur les produits de premières nécessités et les transports.

À la suite des négociations, le gouvernement a accepté diminuer de vingt (20) francs, les prix alors que l’Inter-syndicale réclamait au départ une diminution de quarante (40) francs. Elle s’est finalement pliée à la décision du gouvernement en suspendant son mot d’ordre de grève. Une décision que la base de ces centrales syndicales a désavouée exigeant le retrait pur et simple de la décision gouvernementale.

La crédibilité des centrales syndicales et des consommateurs est mise en jeu dans ce mouvement social. On attend de voir qui des syndicalistes ou des consommateurs la population suivra.