Les responsables de l’UFC, ont animé ce mardi matin, une conférence de presse. Le but était de porter à la connaissance des journalistes, les événements qui venaient de se produire, sur la route de Tséviè, où ils se rendaient pour tenir une réunion au siège du parti, avec les membres de leur fédération locale Une entrave à l’activité de leur parti qui intervient au lendemain de celui de Kpalimé.
Animée par Patrick Lawson, 1er vice-président de l’UFC et Jean-Pierre Fabre, candidat du parti à la dernière élection présidentielle, la conférence de presse qui s’est tenue ce mardi avait pour objectif de mettre à nue et de dénoncer les manœuvres rétrogrades employées par les tenants du pouvoir pour selon eux, « faire disparaître les partis politiques de l’opposition de la scène politique togolaise ».
En effet, à l’heure où se tenait la conférence de presse, les deux personnalités politiques précitées ainsi qu’une délégation qu’elles conduisaient devraient être à Tsévié, localité située à 35 kilomètres au nord de Lomé, pour y rencontrer les membres de leur fédération dans la préfecture de Zio. En cours de route, précisément au poste de péage de Davié, à environ 20 km de l’entrée de la ville, ils furent arrêtés par un important dispositif des forces de sécurité.
Ce dernier avait pour mission de les empêcher d’atteindre leur destination. Toutes les tentatives de discussions et les demandes d’explications reçurent une fin de non recevoir sous le couvert « d’ordre reçut de la hiérarchie ». Une note sous lequel était apposé la signature du préfet, fut alors brandit pour expliquer cette entrave à la liberté de circulation.
Ce dernier joint par téléphone par Jean-Pierre Fabre a expliqué « que malgré qu’il soit fondamentalement démocratique », il ne pouvait outrepasser les ordres reçut de ses supérieurs. De guerre lasse, la délégation conduite par Jean-Pierre Fabre rentrera finalement à Lomé sans avoir pu rencontrer leurs militants.
Pour les responsables de l’Ufc, le commanditaire de ces actes d’une autre époque n’est autre que Pascal Bodjona, le ministre de l’Administration Territoriale. Déjà le dimanche 1er Août, ce dernier et son homologue de la Sécurité, Atcha Titikpina, avait dépêché des forces de sécurité pour empêcher un convoi de l’Ufc et du Frac de se rendre à Kpalimé pour animer un meeting d’information et de sensibilisation des militants. Des interpellations ainsi que des saisies de matériels ont eu lieu.
L’objectif visé selon eux par le mis en cause, est la dissolution de partis politiques légalement constitués en vue de restaurer le régime de parti unique. Pour cela, ceux qu’ils ont qualifié de réfractaires à tout changement démocratique, en feraient recourt à une justice instrumentalisée, « font déferler sur le pays une vague de terreur faite de répression aveugle, d’arrestations arbitraires, d’assassinats et de violations des droits et libertés des citoyens pour parvenir à leurs fins » ont-ils fustigé dans une déclaration.
Le débauchage et la manipulation de Gilchrist Olympio par le Rpt étaient également au menu de la rencontre avec les journalistes. Selon les conférenciers qui s’estiment être les seuls et vrais représentants du peuple, l’ex président du parti par ses agissements et prises de positions, s’éloigne définitivement de la ligne originelle de l’UFC. Ce qui selon eux ne saurait continuer. L’organisation du congrès extraordinaire du parti prévue pour le 10 août prochain aidera sûrement à clarifier les choses.
Face à tout ce qui précède, les responsables de l’UFC, interpelle la communauté internationale dont l’indifférence et le silence les étonne. C’est par un vibrant « la lutte populaire est invincible » que le premier vice-président de l’Union des Forces de Changement (UFC) a mis fin à la rencontre tout en appelant à une mobilisation indéfectible de toutes les forces démocratiques.