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Fabre raconte l’attentat contre sa voiture

(koaci.com,   Lomé, Togo, 28 août 2010)


Ce matin à Lomé, la répression policière des manifestations de l’opposition, a pris une autre envergure à Lomé. Relatant les faits, Jean-Pierre Fabre a fustigé une volonté de tuer de la part des éléments du Col. Yark. «Il y a eu volonté de tuer», a affirmé le candidat de l’Union des forces de changement (Ufc), au cours d’une conférence de presse organisée en début d’après midi à Lomé. Arrivé au lieu de démarrage des marches hebdomadaires de contestations de la réélection de Faure Gnassingbé, le nouveau président national de l’Ufc a été agressé par les forces de sécurité.

«Un officier s’adressait à moi à mon arrivée en me disant, il y a pas match ou il y a pas marche», a dit M. Fabre qui a continué en précisant que alors qu’il avançait vers les journalistes, «un soldat a lancé une grenade qui a fait exploser la vitre de ma voiture», a déclaré M. Fabre, qui a précisé que son chauffeur ainsi que son garde de corps étaient à bord lors de l’attentat. «Ce n’est pas par hasard que je circule dans un véhicule de l’Assemblée nationale», a insisté le candidat de l’Ufc à la dernière élection présidentielle. Le nouveau leader de l’Ufc a indiqué qu’il va tenir informé, le Président de l’Assemblée nationale.

Alors que le gouvernement n’a pas réagi à une lettre d’information adressée aux ministres de l’Administration du territoire et à son homologue de la Sécurité, en vue de la tenue de la marche de protestation, le pouvoir comme il y a deux semaines, a déployé des éléments de la gendarmerie pour réprimer la marche. «Cela ne nous fait pas peur. Nous manifesterons tous les mercredis et les samedis. Je suis là et s’ils veulent m’abattre, ils n’ont qu’à le faire. Je suis prêt à donner de ma vie pour libérer le Togo», a affirmé M. Fabre, lors de la conférence de presse.

L’élu de la dernière présidentielle selon le Front républicain de l’alternance et du changement (Frac), a précisé que ses interlocuteurs lors de ses voyages d’informations, disent «que c’est de la provocation, ce que le pouvoir fait», en interdisant les manifestations du Frac. «Personnes à l’extérieur ne croit en ce que M. Olympio fait. Ils ne représentent rien et vous verrez dans les prochains jours à venir, ce que nous ferons», a-t-il insisté. Jean-Pierre Fabre était la semaine dernière au Burkina-Faso, où il a rencontré le Président Compaoré. Aucune information n’a filtré à l’issue de ce voyage.

Plus de 5 mois après l’élection présidentielle, de nombreux Togolais répondent toujours aux appels à manifester du Frac. Malgré le ralliement de l’opposant historique, Gilchrist Olympio, le pouvoir est fortement contesté. «C’est triste que Faure Gnassingbé se cache derrière les forces de l’ordre pour vouloir de cette façon étouffer la contestation» a pour sa par souligné l’ancien Premier ministre d’Eyadéma, Agbéyomé Kodjo, qui a lui aussi réaffirmé la détermination du Frac, de libérer le pays. Du joug de la dictature.