Le 8 mars de chaque année est la journée retenue par la Communauté internationale pour célébrer la Femme. Jour férié même dans certains pays, 8 mars reste dédié à celles que nous devons l’essentiel, la vie. Pour cette année 2012, le thème choisi est «l’autonomisation des femmes rurales et leur rôle dans l’éradication de la pauvreté et de la faim, le développement et les défis actuels».
Pour rappel, c’est en 1977 que l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a adopté une résolution proclamant la journée du 8 mars, journée internationale des droits des femmes. Une journée dont la commémoration a évolué avec le temps, dans le contexte des mouvements sociaux du 20è siècle finissant en Europe et aux USA notamment.
En Afrique, par exemple, le combat des femmes pour l’égalité des droits, les meilleures conditions de travail, etc. a du chemin devant lui. Bien entendu que beaucoup reste à faire ailleurs également.
Abordant le sujet pour cette commémoration, Ban Ki-Moon, le Secrétaire général de l’ONU appelle les gouvernements, la société civile et le secteur privé à «investir dans les femmes rurales» à «éliminer les discriminations dont elles sont victimes» et à leur «garantir le même accès aux ressources qu’aux hommes».
Le thème de cette année trouve son sens dans le fait que pour les femmes beaucoup reste à accomplir dans les régions rurales. Elles y représentent un quart de la population mondiale. Malgré cette réalité, elles sont discriminées dans plusieurs domaines. En Afrique, les femmes du monde rural sont estimées à plus de 70% de la main d’œuvre agricole. Elles ont pour principal obstacle l’analphabétisme. Celles qui s’en sortent sont souvent lésées.
Au Togo, qui ne sera pas en reste pour cette célébration, et où les femmes représente la couche la plus importante de la population, elles demeurent pourtant victimes des discriminations sociales, économiques et autres malgré l’égalité des sexes que prône la Constitution. Pour preuve, sur 81 députés à l’Assemblée nationale, à peine 6 sont des femmes. Sur la trentaine de ministres au Gouvernement, figurent malheureusement moins de 8 femmes. Messieurs les gouvernants, la femme ne doit pas seulement être un objet sexuel!