Le collectif «Sauvons le Togo» a encore réagi ce jeudi matin à la crise universitaire qui secoue l’Université de Kara depuis plusieurs semaines. Au cours d’une conférence de presse organisée ce matin à Lomé, Brother Home, ce Collectif s’indigne du fait que les autorités togolaises veulent miser sur la fibre ethnique pour noyer les mouvements sociaux en général et les actions des étudiants de Kara en particulier.
Le Collectif, vivement préoccupé par la gestion au sein du temple du savoir, s’insurge contre le déguisement des militaires en agents de police dans l’intention manifeste de mater les mouvements estudiantins qui portent des revendications légitimes. Le Collectif dénonce l’invasion de l’Université de Kara par des forces de l’ordre et de sécurité et autres milices affiliées qui font feu de tout bois pour étouffer les revendications légitimes des étudiants.
Par conséquent, dans la déclaration lue au cours de cette conférence de presse, le Collectif «Sauvons le Togo» que coordonne Me Zeus Ajavon demande la libération immédiate et sans délai de tous les étudiants interpellés, la prise en charge par les autorités universitaires des soins médicaux et hospitaliers des blessés et le retrait immédiat et sans condition des forces de sécurité de l’Université de Kara.
Notons que le 27 mars dernier, trois responsables de l’Union des élèves et étudiants du Togo (UNEET) ont été interpellés par la gendarmerie au lendemain d’un mot d’ordre «campus mort» lancé par l’Union. Ils ont été jetés en prison sans charge valable.